24.11.2010
Antoine De Caunes - Dictionnaire amoureux du rock
21:42 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.11.2010
Little Bob - La story
21:40 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2010
Rock-Critics
Denis Roulleau, un des prestigieux membres du jury du concours de nouvelles rock, signe la présentation (4e de couv + intérieure) de l'anthologie Rock-Critics à paraître le 6 mai 2010.
Il s'agit d'un recueil des meilleurs textes du genre depuis 30 ans par les maîtres du genre: Alessandrini, Armanet, Ardisson, Assayas, Bayon, Beauvallet, Bigot, Chalumeau, Dister, Dordor, Eudeline, Garnier, Gorin, Kaganski, Kent, Lentin, Loupien, Nick, Paringaux, Romance, Rotcage, Viviant, etc.
Ce recueil est l’occasion de (re)découvrir des plumes fulgurantes, numéros de funambule, figures de style, humeurs, allant du plus littérairement classique au plus déjanté, de la compassion à la provocation, de l’érudition à la métaphysique, toujours avec maestria, aplomb, esprit, posture, et opinion.
16:04 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : rock-critics, denis roulleau
22.04.2010
C'est le rush final ...
Plus que quelques jours pour envoyer vos textes ...
Nous sommes à quelques jours de la clôture de la seconde édition et déjà 128 nouvelles ont été transmises au jury du concours de nouvelles Rock ! Un record d'affluence qui pulvérise l'édition précédente (117 nouvelles reçues) et fait déjà de cette seconde édition un succès.
Pour ceux qui n'ont pas encore transmis leur texte, profitez des quelques jours restants.
Le travail des membres du comité de lecture ne fait que commencer.

14:08 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2010
Un homme à la barre
Jean-Baptiste Pin est ce drôle de personnage qui vous accueille dans son bar "le Galion" sur le port de Lorient.
Quelques jours avant le 12 juin 2010, date de la remise des prix du concours de nouvelles rock, le capitaine du Galion a accepté de nous ouvrir les soutes de son vaisseau. Interview.

CC :Le cadre de ton bar sur le port de pêche donne une ambiance assez rock'n'roll, en quoi le Galion est-il un bar rock ?
JB-Il l'est avant tout de par son histoire depuis plus de 30 ans, situé entre le port de pêche et le port de commerce, il a connu tous les bouleversements dus à l'économie de cet endroit.
Il fut, à sa grande époque, un des hauts lieux de rassemblement de pêcheurs, dockers, routiers, militaires et noctambules en tous genres, on pouvait, à toute heure, y boire et manger, mais aussi, acheter du matériel (huile, bottes, boutons...), danser, se bagarrer, baiser...et plein d'autres choses croustillantes qui en ont fait un endroit à la réputation sulfureuse !
Depuis une page a été tournée, il fallait en réécrire un nouvelle !
D'ailleurs, Patrick Bouchitey ne s'y est pas trompé en y tournant des scènes de "Lune Froide", film tiré d'une nouvelle de Bukowski, à la fin des années 80, et qui pour le coup est un vrai film "rock'n'roll", faisant scandale à sa sortie .
je cherchais, depuis longtemps, un endroit, grand, sans voisinage, avec une gueule ! Le Galion s'est tout de suite imposé à moi après un concert mémorable des 6 ft Hick (australie/Swamp'n'roll) qui en sont devenus fans eux aussi, lui dédiant une chanson de leur 4ème album !
Tout cela parait maintenant évident, tant les groupes, à 90% rock'n'roll du monde entier (Australie, Nouvelle-Zélande, USA, Royaumes Unis, Israel, Hongrie, Allemagne, suède...) s'y sont sentis bien, ce qui a donné lieu à de merveilleuses rencontres et des concerts incroyables.Beaucoup sont revenus, on a maintenant l'impression d'avoir des cousins sur toute la planète !
C.C:Quel est ton meilleur souvenir de concert au Galion ?
- Le dernier concert est, presque à chaque fois, mon préféré, tant l'émotion est dure a faire redescendre, il m'en faut un nouveau pour me remettre du précédent !
Les meilleurs souvenirs tiennent autant à la magie des rencontres qu'à la prestation du groupe. D'ailleurs, l'un ne peut aller sans l'autre pour que le rendez vous soit totalement réussi.
Il y a donc pleins de magnifiques souvenirs, The Datsuns, Kid Congo (ex The Gun Club, The Cramps, Nick Cave and The Bad Seeds...), The Unseen, Paramount Styles (avec Scott Mc Loud, ex-Girls Against Boys),pour mes idoles que je ne pensais même pas rencontrer en rêve, les Trotskids et Dominic Sonic, pour la nostalgie de mon adolescence, les surprises, les découvertes...
Mais si l'on doit n'en retirer qu'un, c'est sans nul doute possible, le premier concert au Galion des Six Ft Hick.
D'abord parceque c'était le premier que j'organisais ici. Il me fallait un endroit costaud car je n'avais vu que les lives de ce groupe sur internet et ils étaient impressionnant, avec un chanteur (Ben) monté sur 100 000 volts, qui, du début à la fin du concert, fait un mélange de Kung Fu, cascades, du sol au plafond (plutôt haut au Galion !), casse sur lui, absolument tout ce qui peut lui tomber entre les mains (verres, cendrier, vases, assiettes...), puis se roule dans les éclats tel un fakir, tout ça en ayant une voix incroyable !
Moi, je savais donc, à peu près, à quoi m'attendre, mais pas le public (une bonne centaine, pour mon premier concert !), ni ma future associée Christelle...
Et la surprise fut totale, les 2 frères Corbett au chant accompagné d'un énorme trio bass-guitare-batterie, ont mis une énorme tarte à tout le monde. C'était, à coup sur, la première (et pas la dernière) fois, qu'un truc pareil se produisait à Lorient et ses environs.
A la fin du concert, le sol était jonché d'éclats de toutes sortes d'objets, du sang de Ben, de sueur et de bière, et tout le monde avait le sourire, tout en se demandant ce qui venait de lui arriver !
Le groupe ravi, insista même pour faire le ménage avec nous, et le lendemain matin, après un after tout aussi mémorable, il fallu se lever tôt pour emmener Fred (le batteur), chez un tatoueur rencontré la veille, car il voulait à tout prix se faire tatouer sur le bras une encre de marine, avec inscrit dessus "Lorient" et la date du concert...
Quand ils sont revenus, un an plus tard, jouer au Galion, je m'étais associé avec Christelle et n'avais finalement pas quitté Lorient, et eux avaient enregistré un nouvel album dont une des chansons s'intitule "Le Galleon" et raconte quelques anecdotes de cette première tournée en Europe. Tout un symbole !
C.C Penses tu que le rock est un état d'esprit ?
- C'est sur, c'est même, avant tout, un état d'esprit !
Il ne suffit pas de s'habiller selon les codes, ou même d'écouter du rock parce que c'est à la mode. Même les présentateurs de Tf1 utilisent le mot "Rock'n'Roll" à toutes les sauces...On plaisante pas avec le Rock'n'Roll !!!
Je crois qu'on l'est ou qu'on ne l'est pas, on ne choisit pas, ça se vit.
Il y a un coté looser. Tous mes rockers préférés sont souvent des loosers, des gens qui n'ont jamais calculé, même au sommet de leur gloire, et leur destin est souvent chaotique, triste, mais si beau à la fois, parce que tellement vrai et sincère... Je vois trop de groupes aujourd'hui qui perdent toute leur âme à trop vouloir calculer, l'argent et la célébrité leur donne trop de confort et leur fait perdre leur créativité !
Des groupes comme les Red Hot Chilli Peppers vendent, aujourd'hui, leur prestation à la minute près et doivent, tout en jouant, penser à leur nouvelle villa ou nouveau modèle de voiture. Tant mieux pour eux, mais ils ne me font plus rêver...
Ça me rappelle souvent le héros de John Fante dans "Demande à la poussière" qui, écrivain, perd toute sa créativité dès qu'il reçoit de l'argent pour la publication de ses nouvelles. Il préfère alors tout dépenser jusqu'au dernier cent, dans l'alcool, des cadeaux pour une jeune serveuse mexicaine et n'importe quoi d'autre, pourvu qu'il soit à nouveau dans la galère pour mieux se retrouver !

C.C Penses tu qu'il existe une écriture rock et quels conseils pourrais tu donner aux candidats de la seconde édition du concours de nouvelles rock ?
- Question difficile ! Je crois qu'une écriture rock doit être simple et directe, elle doit d'avantage venir des tripes que de la tête, comme pour écrire une bonne chanson, vraie et sincère, qu'importe les fausses notes...elle doit rentrer dedans dès le premier accord et ne plus vous lâcher !
12:29 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jean-baptiste pin, le galion, lorient
25.03.2010
Témoignages participants concours
Voilà qui est officiel !
Une sélection des meilleures nouvelles de la première édition du concours de nouvelles ROCK sera publiée à partir d'Avril 2010 aux éditions Camion Blanc.
Sébastien RAIZER fut jury de la première édition du concours de nouvelles Rock.
Il a fondé avec Fabrice Revolon les éditions du Camion Blanc, spécialisées dans la musique et se présente comme l'éditeur qui véhicule le rock. Leur première publication est consacrée à Joy Division : Lumières et Ténèbres, écrit par Sébastien Raizer lui-même.
Il publie également des biographies sur the Cure, Sisters of Mercy, Nirvana, U2, Noir Désir, the Beatles, David Bowie, Björk, Siouxsie, Metallica, PJ Harvey, Motorhead, etc.
En 2006, il fonde Camion noir consacrée aux cultures sombres.
Parmi les participants à cette première édition, Bruno ESCROUZAILLES, est l'auteur de la nouvelle "Alaska" prochainement publiée dans "Des nouvelles du Rock". Il nous écrit ce jour:
Salut,
Enfin un recueil pour célébrer ce magnifique concours 2009...
A ma grande joie, je serai dans ce recueil avec un texte rendant hommage à une légende du rock américain qui nous parle de l'amérique laborieuse, de l'amérique profonde, celle qui va bénéficier pleinement de la mise en place de la couverture sociale pour tous dans les prochains mois.
Thanks Mister Obama and Mister Springsteen...
And Thanks "Beaver Coffee"
Bruno ESCROUZAILLES
Retrouvez les témoignages des participants au concours de nouvelles ROCK.
00:05 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.03.2010
Sélection de livres ROCK à gagner
Vous le saviez, les gagnants du concours de nouvelles ROCK se verront offrir une guitare Fender Squier et son ampli, des accessoires et chaussures Converse, des STYLOS Pilot Ageless, les 20 romans Nathan collection Backstage, des prestations de consulting littéraire.
Un nouveau lot s'ajoute à cette liste prestigieuse
une sélection de livres ROCK
qui est proposée au lauréat du concours !
Merci à la librairie Louisetiti à Larmor Plages

Pour consulter tous les prix du concours de nouvelles Rock
12:45 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.03.2010
Des stylos à gagner !
08:18 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pilot, ageless, nouvelles, prix, gagner, lot
08.03.2010
Numériser, c'est mourir ? Battle entre Patrick Eudeline et Guy Birenbaum
12:46 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : numériser, c'est mourir ? battle entre patrick eudeline et guy birenbaum
19.02.2010
Encore de nouveaux prix pour les meilleures nouvelles ROCK !
Les 20 meilleures nouvelles de la catégorie "jeunes" (13 à 18 ans) recevront un roman de la toute nouvelle collection de romans ados "Backstage" de chez Nathan qui démarre avec les thèmes du punk et du rock.
A vos plumes !
22:36 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.02.2010
Renaud Cerqueux, scénariste du Syndrome de Warhol
Renaud Cerqueux, lauréat du concours d'écriture de nouvelle rock de 2009 ("la naissance de Bobby Love Garret"), vient de sortir sa deuxième bande dessinée en tant que scénariste: "le syndrome de Warhol".
Ceux qui ont aimé le film "Pulp Fiction" vont adorer ce road movie de série B complètement barré. Le scénario est dans la lignée de la nouvelle de la première édition du concours de nouvelles Rock : des tueurs à gage sont à la recherche d'un type habillé en Elvis et affublé du chiffre 21 sur le front, tout ça sur l'ordre d'un ancien nazi qui cherche à cloner son idole, Elvis. Du sang, de l'action, du burlesque et du rock'n'roll! Que demander de plus?
C.C : L'équipe du Café Castor a adoré ta BD. Mais, cette imagination .... Comment fais-tu ?
R.C: Hum… c’est amusant que tu me poses cette question, parce que, même si cela me surprend, il semble évident que les lecteurs sont fascinés par cette imagination que le New York Times a qualifiée d’« intrigante »…
Non, plus sérieusement, si tu fais référence à ma capacité de me représenter des images, je crois que je fais comme n’importe qui, je fais fonctionner mon cerveau droit. Toutefois, il ne faut pas mépriser le rôle des contraintes imposées par le cerveau gauche, car si tu laisses aller ton imagination comme un Hells Angel shooté à la vodka-Redbull en intraveineuse (t’as vu : image rock), ça devient vite n’importe quoi…
Tu ne devrais pas me poser ce genre de questions. J’ai un penchant pour la philo, tu n’imagines pas le défi que représente pour moi un problème aussi simple en apparence. Pour faire court, quand j’écris, je suis seul. Je ne peux compter que sur moi pour avoir les idées. Alors j’angoisse beaucoup, du coup je médite. Des tas d’idées me viennent en méditant. En discutant aussi. En picolant aussi. Enfin des idées, y’en a partout. Pour la BD, on est deux. On entretient un dialogue stimulant avec David. On essaie de se surprendre. C’est rassurant d’un côté et très angoissant de l’autre. Parce qu’on met la barre très haute et je déteste décevoir.
Non, plus sérieusement, tout me vient d’un mélange de rubans à la fraise, tu sais avec le sucre qui pique, et de bière LIDL…
… Enfin, si je voulais pinailler, je reviendrais sur ton usage du verbe « faire », dans « Comment fais-tu ? » Parce que certes, les idées, il faut aller les chercher, mais elles te tombent aussi un peu dessus. On agit et on subit.
Comment veux-tu que je réponde à cette question en quelques lignes ? (sanglots dans la voix) AAAAAAhhhh, c’est insupportable.
C.C:La figure du King est présente dans "le syndrome de Warhol". Que représente-t-elle ?
Pour être parfaitement honnête, à la base, elle ne représente rien. C’était simplement une image qui m’est venue et qui a commencé à m’obséder et qui est devenue un personnage, avec une histoire… simple, sans message. Maintenant un psychanalyste me dirait que ce n’est sans doute pas un hasard. Pourquoi le King et pas un autre. Que peut-il représenter… « Mon père ? » (rire niais et clin d’œil complice) Dans le livre, le King incarne, ce qu’il était, une icône « pop », au sens warholien du terme. Une simple image à portée quasi universelle, vide de sens, et qui génère un tas de sentiments, de passions. Dans ce domaine, on n’a pas vraiment le choix. Y’a Elvis, Maryline et Jésus. Quoi qu’en disent certains écrivains sensationnalistes, Michael Jackson n’est pas mort depuis assez longtemps pour être reconnu comme une icône.
Au-delà du personnage et de son histoire, on peut lire l’album à un autre niveau. Certains y verront peut-être une critique de la culture telle qu’on nous la vend aujourd’hui, parfois vidée de son sens, marchandisée, castrée. Une culture postwarholienne. Le rock en est un excellent exemple. Doherty est soi-disant un modèle de dépravation morale et physique, et des parents offrent à leurs filles adolescentes et vierges des tickets hors de prix pour ses concerts à leurs anniversaires. Ça n’a pas de sens. Le rock ne fait plus peur. Les ados dont la vie a été bouleversée par cette musique ont grandi et ont continué à l’aimer, mais ils ont trouvé un job et ils ont contracté de très gros crédits. Alors ils ont gardé la forme et ils ont lessivé le contenu. Parce que leurs choix de vie ne pouvaient plus coïncider avec l’esprit du rock. Le rock a été physiologiquement digéré par la société qui en a fait une belle grosse bouse « bien packagée » comme on dit dans les maisons de disque et pour aller jusqu’au bout de mon image. Ok, c’est de la provoc gratuite. Ce que j’entends par là, c’est que c’est devenu un produit comme les autres. On a gardé la forme, la musique, mais on a retiré ce qui a fait le mythe, l’esprit. Je ne fume pas, mais quand je pense qu’on ne peut pas fumer à un concert de rock, je me dis qu’il y a un truc qui cloche.
Je dis ça, mais en même temps, j’aime bien le dernier album de Doherty et y’a plein de nouveautés dont je suis fan. J’aime le rock, mais j’ai conscience que l’esprit, dans les grandes lignes, s’est fait la malle.
C.C L'esprit de ton livre est très rock'n roll. D'après toi, existe-t-il une écriture "rock" ?
Je pourrais te faire une réponse à la vieux rockeur qui ne doute de rien, du style : « T’as qu’à lire Hubert Selby et t’arrêteras de te poser la question… gamin. »
Ou alors, je pourrais te demander avec une certaine impertinence non dénuée de sens : « D’après toi, existe-t-il une écriture Punk ? Reggae ? Ska ? Acid Jazz ? Symphonique ? Rock alternatif ? » C’est absurde, mais pas tant que ça.
En fait, c’est une question très complexe et je pourrais écrire tout un traité à ce sujet. Mais je vais essayer d’abréger.
J’imagine qu’une écriture rock est une écriture qui véhicule un certain esprit rock. Le problème est là. Il faudrait se mettre d’accord sur ce qu’est l’esprit rock. En la matière, on tombe rapidement dans le jugement de valeur et bien souvent dans une compétition absurde pour déterminer qui a la plus grosse.
« Moi je suis rock ! Toi t’es pas rock.
- Nan, moi je suis plus rock que toi et je suis mieux placé pour savoir ce qu’est l’esprit rock.
- Bullshit !
- Tiens. Tu vas voir ! Et avec ma main dans ta gueule. Qui est-ce qui a raison, hein ?
- Ok, arrête, arrête, c’est toi qu’a raison. Putain mon Schott est couvert de sang. Tu déconnes »
C’est pathétique, stérile et le débat est en général tranché par celui qui, pour le coup, est le meilleur clone de l’image collective que nous nous faisons du rockeur et que nous reconnaissons plus ou moins inconsciemment comme autorité en la matière (il s’agit en général d’un biker à perfecto et gros biscoteaux ou d’un critique rock, veste en cuir et santiags). Or, que le rock devienne une guerre de clones, c’est franchement inquiétant. Ici encore, il faudrait distinguer le rock et l’esprit du rock. Que certaines personnes fassent autorité sur un sujet comme l’histoire du rock, ça ne me pose pas de problème, mais que les mêmes personnes s’approprient l’esprit du rock, c’est un abus. Il me semble que le rock pris comme esprit est, en partie, un refus de l’autorité.
Ce que je garde, pour ma part, du rock, c’est cette menace qu’il incarnait à ses débuts, son imprévisibilité, son potentiel révolutionnaire. Et finalement, débattre sur ce qui est ou n’est pas rock, c’est, si on adhère à mon point de vue, se méprendre sur l’esprit rock. Parce que justement, le temps qu’on en aperçoive les contours, qu’on en devine la silhouette et il s’est transformé en autre chose. Il doit rester imprévisible, il est forcément ailleurs, là où on ne l’attend pas. C’est son essence. À mon sens. Rime.
Il s’est incarné dans un genre musical à une époque, peut-être qu’il a disparu aujourd’hui. Peut-être qu’il reviendra. Peut-être pas. Qui sait ?
Donc c’est le vieux rockeur qui a raison. Faut pas chercher à se prendre la tête. Classez vos bouquins en deux catégories : ceux qui déchirent et les autres. Ça, ça me semble rock.
Alors pour répondre à la question, si je me mets à croire aux esprits deux secondes, je dirais qu’il existe une écriture rock, mais elle existait bien avant la musique et elle évoluera encore bien après qu’on ait débranché toutes les guitares. Elle ne porte pas forcément une veste en cuir, un jean moulant et des Wayfarer.
Toc toc, y’a encore du monde à me lire là ? Hééééé ho !
C.C: Quels sont les représentants les plus emblématiques de la nouvelle génération BD ?
R.C: David et moi.
Non, je ne peux pas vraiment répondre à cette question. Ce qui se fait aujourd’hui est très éclaté. Y’en a qui racontent des histoires de macarons et de shopping chez Colette, d’autres d’avortement, d’autres de Palestine, d’autres de Trolls et de Korrigans détenteurs d’un secret qui pourrait changer la face du monde, etc. Difficile de les comparer. Il y a sans doute des voix intéressantes dans chaque genre. Même si bien sûr, tous ne m’intéressent pas.
Mais sérieusement, c’est quand même David et moi.
C.C : Quels conseils pourrais-tu donner aux candidats de la seconde édition du concours de nouvelles Rock ?
N’écoutez pas mes conseils.

23:09 Publié dans Le café lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interview, renaud, cerqueux, scénariste, syndrome de warhol
09.02.2010
don't fuck with me
Ce concours est génial.
Excellente idée qui va aussi faire découvrir plein de nouvelles intéressantes sur le thème Rock.
Bravo !
Philippe MARCADE à propos du concours de nouvelles ROCK
Ici, Philippe MARCADE avec son groupe Les Senders:
21:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : senders, philippe marcade, rock
04.02.2010
Luc Baranger, écrivain rock
S'il existe un écrivain qui parle de rock et dont les romans sont immergés dans cette musique, c'est bien Luc BARANGER.
Pour Café Castor, il a accepté de répondre de chez lui, au Québec.

Dans Backstage, on retrouve Stevie Ray Vaughan, Johnny Winter, John Fogerty, Alvin Lee ou encore Rory Gallagher. Si c'est pas du rock, qu'est-ce qu'il vous faut ?
Dans A l'est d'Eddy, je revisite la mort de Presley.
Le personnage principal de Tupelo Mississippi Flash (Gallimard), c'est Chuck Berry ! (Les dialogues sont en cajun, car j'ai longtemps vécu en Louisiane.)
J'ai été le parolier de Paul Personne et j'ai travaillé sur le 7ème album de Nico Wayne Toussaint sorti fin 2009.
Chaque mois j'écris une nouvelle rock pour l'émission de mon chum Dan Behrman sur Radio Canada, parce que suis canadien, mais dans une vie antérieure j'étais français, et même mineur de fond dans les mines d'ardoise de Trélazé, dans le Maine & Loire. Bosser à 16 ans par 500 mètres de fond, ça vous aide à comprendre l'âme du blues.
J'ai traduit une quarantaine de romans américains et tout dernièrement (c'est sorti en France il y a 15 jours) le superbe Edson, du guitariste compositeur Bill Morrissey, dont Dylan dit qu'il est l'un de ses compositeurs préférés. J'ai aussi traduit Les Roses du Pardon de Steve Earle, grosse pointure du rock U.S. et écrivain très talentueux.
Dans mon roman En Données corrigées des Variations saisonnières, on retrouve tout le gratin du rock des années 60 à 80.
C.C : Pourquoi est-ce important que dans tes romans, les musiciens apparaissent sous leur propre identité ?
L.B: On ne sait parler que de ce qu'on connaît. J'ai découvert le blues à l'âge de 7 ou 8 ans, au cinéma, à cause de l'illustration musicale d'un documentaire sur la Louisiane. J'ai eu une espèce de révélation. J'avais trouvé mon rythme, celui de toute une vie. Du blues au rock, le pas était facile à franchir. The blues had a baby and they called him rock'n'roll. En Angleterre j'étais roadie du Steve Gibbons Band, à mon sens le meilleur band de blues rock de tous les temps. Puis il a eu la rencontre avec Cale (que personne ne connaissait alors, mais preuve qu'à 21 ans j'avais pas des goûts de chiotte vu qu'il est devenu culte). Quand on a baigné dans cet univers, c'est assez facile d'en parler. Mais je n'ai jamais voulu mettre l'accent sur l'aspect "rock star défoncée et déglinguée du matin au soir", celui des étoiles filantes qui se shootent à l'année longue. Moi je n'ai connu que des besogneux, que des gars qui travaillaient leur instrument 6 heures par jour. Parce qu'il n'y a pas de secret pour devenir bon et le rester. C'est d'eux que je parle, des gars comme Fogerty ou Johnny Winter (que je vais revoir le mois prochain à Montréal).
C.C: Qui pourrait-être ton « fantôme du présent » comme pour Henri-John Lemesurier, le personnage de ton roman « En données corrigées des Variations saisonnières » ?
L.B: Ce roman, ce fantôme est tout simplement un jeune gars qui ressemble physiquement comme deux gouttes à Lemesurier, mais avec 25 ans de moins au compteur. Même Lemesurier voit la ressemblance. Et comme ce jeune gars tourne autour de sa blonde, Lemesurier devient jaloux. Il connaît la fin de l'histoire. Il choisit de disparaître à la manière du chanteur de Joy Division, c'est-à-dire en transformant son suicide en meurtre.
C.C: C'est quoi écrire rock pour toi ?
L.B: Ce sont les autres qui disent que j'ai une écriture rock'n'roll, moi j'ai la prétention de faire de la littérature (j'ai jamais dit que j'y arrivais), j'écris des romans où l'histoire n'a aucune importance. On en met une pour faire plaisir au lecteur. La littérature, c'est la musique des mots et rien d'autre. Le plus grand des écrivains rock, Céline, disait : "Des histoires, vous voulez des histoires ? Eh ben achetez le journal !" Le plus grand des auteurs qui savent écrire sur l'univers du rock, c'est mon chum Michel Embareck, l'ex rédac-chef de Best, le gars qu'a organisé le premier concert des Sex Pistols à Paris, un soir de Noël, chez Marc Zermati. Michel aurait pu faire préfet, il est sorti major de promo de Sciences Po, mais il a préféré le rock et le blues. Personne ne lui arrive à la cheville, question littérature, en France. C'est un immense écrivain. Je vous mets au défi de trouver quelqu'un qui écrit mieux que lui, tous genres confondus. Son dernier roman, Les Anges Sauvages, est une pure merveille. Là, vous allez découvrir une foule de musiciens américains qui remplissent les salles, ici, chez moi, en Amérique du Nord, mais dont personne ne parle en France.
Pour répondre à ta question, je crois que ça consiste quand même à faire tomber le lecteur dans un univers en moins de trois phrases. Illustration par l'exemple, quelques intros de certaines de mes nouvelles ou romans :
Elvis ? Je l'ai connu. Surtout après sa mort, quand il se baguenaudait au petit bonheur la chance, du Rio Grande aux Grands Lacs, au volant d'une Cadillac Deville à vitres teintées, en compagnie de cette blonde peroxydée de Linda Kurtovitch. (tu vois ? ça swingue et ça dépayse en moins de deux, tu comprends ce que je veux dire par "venir chercher le lecteur et l'emmener dans mon monde" ?)
* * *
À droite comme à gauche, à perte de vue, la route 466 n'offrait que l'image d'un long ruban rectiligne, anthracite et fumant, qui équatoriait l'infini désertique. Vers l'ouest, drapée d'un dégradé de bleus, la sierra flageolait mollement dans la touffeur que reflétaient le sable et la caillasse. L'air était si suffocant que les crotales y regardaient à deux fois avant d'aller serpenter à leurs petites affaires.
* * *
Il y a une semaine, dans la blancheur cadavérique d'une chambre d'hôpital réservée aux VIP's, mon patron est mort des suites d'un suicide carabiné. (c'est une nouvelle sur la mort de Lowel George, l'ex leader de Little Feat)
* * *
Avez-vous remarqué comment un simple mot de trois lettres : oui, non, peut radicalement modifier la trajectoire d'une vie ? Celle de Théodore Berneix par exemple, dont la destinée, un certain jour, ne tint qu'au maigre fil d'une réponse à peine réfléchie.
* * *
Tout a commencé il y a quelques années, à la manière d'un cancer jubilatoire dont on apprend qu'il s'est généralisé lorsque les sourcils du mandarin, décoré de l'ordre du stéthoscope, prennent la forme d'un accent circonflexe en découvrant toute l'étendue du mal.
* * *
Mes rapports avec les femmes ont été faussés dès ma naissance, à commencer par ceux avec celle qui m'a donné la vie. Et par ricochet la mort, car c'est là un aspect implacable des choses qu'on oublie trop souvent.
C.C:Quels conseils donnerez- tu aux jeunes générations d'écrivains souhaitant écrire une nouvelle rock ?
L.B: Aucun. J'ai déjà de la misère à faire ce que je fais, faudrait être ben ben prétentieux pour donner des conseils
15:07 Publié dans Le café lecture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : luc, baranger, luc baranger
03.02.2010
Au fait, c'est quoi écrire sur le Rock ?
Au fait, c'est quoi écrire sur le Rock ?
Ci- joint un extrait du livre de François Bon "Bob Dylan, une biographie"
Écrire sur le rock n'induit pas de particularité obligatoire pour l'écriture : complexité d'autant plus rude à saisir qu'elle paraît abrupte, doit être traitée dans son mouvement, son surgissement, ses à-peu-près. Juste, qu'on autorise l'écriture : par exemple, à intégrer en elle du bruit. Aimer qu'une syntaxe affleure disloquée, aimer qu'une phrase soit en distorsion. Puis rupture rapide. Prendre temps d'accumuler de la lourdeur.

22:07 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : définition de l'écriture rock selon f.bon
01.02.2010
François Bon évoque Bob Dylan
22:34 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bon, bob dylan
29.01.2010
Salinger Vs Lennon
Salinger (1919-2010) est mort à 91 ans. Le fantôme s'est évaporé.

Son oeuvre phare, Catchers in the Rye, traduit en français par L'attrape coeur, a accompagné des générations d'ex adolescents tout particulièrement après guerre.
Une fois de plus, les liens entre rock et littérature se croisent.
Mark David Chapman l'a lu et relu, toute la journée du 8 décembre 1980 lorsqu'il attendait John Lennon. Celui-ci venait de dédicacer le livre de Salinger quelques heures plus tôt lorsqu'il fut assasiné.
Selon l'auteur du crime, Mark David Chapman, la plus grande partie de lui "est Holden Caulfield. L'autre doit être le diable."
C'est le nom du personnage de ce livre qui a inspiré le groupe Holden pour choisir son nom.
13:58 Publié dans Le café lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salinger, lennon, john, attrape coeur
27.01.2010
1er salon du livre de musique en Bretagne
L'équipe du Café Castor participe à la première édition du Salon de Livre de Musique les 28, 29 et 30 mai 2010 à Lorient (56).
Au programme cafés-littéraires, conférences, dîners-concerts, lectures accompagnées, concert.
Seront présents entre autres écrivains, Pierre Mikailoff, Philippe Manoeuvre, Olivier Cachin ou Gilles Verlant.
Pensez à réservez la date sur vos agendas !
Lien vers le site du salon pour y découvrir programme et invités
13:50 Publié dans Le café lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorient, salon, livre, musique, salon du livre de musique, larmor plage, rock, philippe manoeuvre, manoeuvre, philippe
18.01.2010
Pourquoi je n’arrive pas à écrire une nouvelle rock ?
Depuis 20 ans, la commune de Voisins-le-Bretonneux, dans les Yvelines, a souhaité qu’un service de prévention municipale accompagne des jeunes dans leur adolescence : le service Accueil Jeunes intervient auprès 10/ 25 ans soit individuellement, soit collectivement.
Après un démarrage, lent pour certaines, fulgurent pour une autre (elle a déjà écrit 3 textes), elles commencent à trouver leur rythme. Nous avons eu aussi recours à l’aide des médiathèques du Pavé du Canal et J. Rousselot, qui nous ont concocté des listes de livres, de BD, de musique…
Afin de mieux comprendre les obstacles qu’elles ont rencontrés, certaines ont pris leur plume pour vous l’expliquer.
20:10 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : voisins-le-bretonneux, yvelines, écriture, rock
16.01.2010
Au delà de l'Avenue D
Un nouvel encouragement qui fait chaud au coeur à propos du concours de nouvelles ROCK:
Ce concours est génial.
Excellente idée qui va aussi faire découvrir plein de nouvelles intéressantes sur le thème Rock.
Bravo !
Philippe MARCADE
20:09 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, rock, nouvelles, livre, livres, philippe, marcade
07.11.2009
Affiche du concours de nouvelles ROCK 2009/2010
Xavier Guillaumin est né le 11/04/1977 à Paris, vit et travaille à Brest depuis 1998.
La peinture de cet artiste est très liée à la pratique de la vidéo et de la photographie. Fasciné par le pouvoir et ses codes de représentation, l'autoritarisme et les mécanismes d'aliénation, il détourne volontiers des images d'actualités en brouillant les sens d'interprétations et y projette avec humour une vision personnelle dans des séries telles que "la réponse sociale" ou "combat industriel".
Bassiste au sein du groupe Mnemotechnic, programmé aux Transmusicales 2009, il en assurera la tournée avec un passage le 13 novembre 2009 à Brest (La Carène).
21:08 Publié dans Concours écriture nouvelles "rock" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affiche, concours, nouvelles, rock





















