29.06.2009

Blog, liberté & rock'n roll

Quand la réalité rejoint la fiction ...

En angleterre, un type a été pousuivi pour avoir mis en scène le kidnapping et le meurtre du groupe Girls Aloud sur son blog. Il vient d'être relaxé (source: NME).

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Cela va bientôt devenir périlleux de s'exprimer sur le net. The Internet Watch Foundation veille. Si on dit que ces filles sont des "bombes", on se fait repérer ?

Difficile de ne pas faire le parrallèle avec l'une des 3 nouvelles lauréates du concours de nouvelles Rock: " la naissance de Bobby Love Garrett" de Renaud Cerqueux. Dans ce texte, l'auteur tente de percer le mystère de ce qu'est le rock et le rapport avec la célébrité (et l'apparition d'un Johnny Hallyday en bout de route).

Voilà qui fait peur.

23.06.2009

Palmarès concours nouvelles Rock

A l'occasion du week-end de la fête de la musique, l'équipe du Café Castor a dressé le portrait des grands noms du rock et littérature devant une assemblée de lecteurs et de rockeurs brestois, au café littéraire de la librairie Dialogues. Ce fut l'occasion d'annoncer  le palmarès du 1er concours de nouvelles Rock.

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Pour cette première édition, nous avons été particulièrement sensibles au fait que :

  

* 16 jeunes (de moins de 18 ans) se donnent la peine d'écrire.

 * Daria, une jeune femme russe nous a transmis un texte parfois laborieux à lire mais dont on devinait l'application à le rédiger.

 * 11 textes nous sont arrivés de Belgique

 * que beaucoup participent pour la première fois à un concours de nouvelles, pour certains c'est même la première fois qu'ils rédigeaient une nouvelle.

 * que des écrivains connus et reconnus ont accepté de se prêter au jeu du concours de nouvelles

 * que de Juliette (13 ans), Agathe et Marie (14 ans) à Amar (60 ans) et Chantal (64 ans), que d'un batteur, un avocat, un psychologue, un retraité cheminot, un professeur d'allemand à un ingénieur informaticien, le rock est un sujet fédérateur.

  

Quelque soit la manière, l'âge, l'origine géographique ou sociale, chacun à une histoire à raconter sur le sujet.

 

  

Et puisque c’est la règle, voici le palmarès 2009 :

 

La nouvelle gagnante dans la catégorie adulte est:

 

I live by the river de Jean-Philippe BLONDEL

  

2ème cat. adulte:  Television de François MOLLA

 

 

3ème : Naissance de Bobby Love Garret de Renaud CERQUEUX

 

 

Nouvelle gagnante catégorie jeune:

 

We were young darling de Angèle CHEVALIER

 

 A propos de la nouvelle gagnante, I live by the river ...

Malgré la quantité de textes reçus, ce texte a été comme une évidence. Comme c'était le jeu, chaque membre du jury a noté dans son coin les nouvelles. Et, malgré les directives, on s'est tous passé un coup de fil spontané pour partager notre enthousiasme après voir lu cette nouvelle.
Franck Darcel, président du jury de cette première édition a apprécié la distance avec le sujet.
Pour la plupart jeunes quadras, nous nous sommes totalement retrouvés à la lecture de ces lignes, dans les références citées, l'évocation de ces années lycées.  D'autant que pour l'équipe du Café Castor, notre plus grand souvenir de concert reste ... les Clash au festival Elixir.
Et puis, il y a l'écriture. Vendredi, à la remise des prix, à la lecture d'un long passage d' "I live by the river" et avant les applaudissements, il y a eu un silence d'émotion. Un moment rare.
On dit de Nick Kent qu'avec sa plume, il fait du rock. On peux également évoquer cette formule à propos de cette nouvelle.

 Son auteur, jean-Philippe BLONDEL commente sa nouvelle:

Bon alors merci, évidemment - vous ne pouvez pas savoir à quel point. Il y a bien évidemment des traces d'autobiographie dans ce roman - dans mes années lycée, je participais à ce journal de lycéens ... La suite

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à cette belle aventure, aux écrivains, à leurs lecteurs, au jury, aux partenaires et à tous ceux qui nous ont encouragé.

  L'équipe du Café Castor

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23.05.2009

Michka Assayas, Nick Kent, conversation

Captés à l'occasion du salon "rock et littérature" à Deauville, ce dialogue entre Nick Kent, figure emblématique de la rock critique et Michka Assayas, ancien critique rock et écrivain.

 

" Imaginez un personnage improbable   et gauche,  long comme un jour sans pain, arpentant d'un pas peu sûr les trottoirs de Londres ou de Los Angeles telle une mante religieuse immense et raide, dans son éternelle panoplie loqueteuse de flingueur à guitare, velours et cuir noir en toute saison, d'une maigreur maladive, toujours la goutte au nez perpetueIlement rouge et luisant, toujours à cause d'un manque de substance» (...) Voilà Nick Kent dans les années 1970 et 1980. En bref, un vrai rocker : quelqu'un pour qui ça comptait".

(Iggy Pop in Prologue L'envers du Rock, Nick Kent, Éditions Naïve, 2006).

 

Comme l'écrit Denis Roulleau: "Tel est le portrait de Nick Kent selon Iggy Pop, figure légendaire de la Rock-Critique britannique qui joua avec les London SS (futurs Damned et Clash), les Swankers (futurs Sex Pistols), qui sauva la vie de Keith Richards en pleine OD et qui éclaira avec humour, cynisme et érudition la face cachée des rock stars dans de longues et précieuses enquêtes quasi-romanesques".

 

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Nick Kent : « J’ai demandé à son manager de trouver Iggy Pop. J’étais venu en Angleterre, à Londres pour faire quelque chose avec lui. Je voulais être un membre des Stooges. Je suis allé sonner chez lui, à son domicile. Mais il avait déjà ses guitaristes, James Williamson et Asheton. En fait, je n’avais joué de guitare électrique, juste de la guitare acoustique. C’est vrai que les Stooges n’ont pas beaucoup de guitare acoustique. En même temps, j’ai commencé à écrire pour le magasine Friends en 1971. Ma carrière de journaliste est allée vite car trois mois après avoir commencé à écrire pour Friends, le New Musical Express (le concurrent du Melody Maker) m’a engagé en freelance. J’ai décidé de partir à Détroit. Et pendant 4 mois, j’ai eu l’opportunité de faire une tournée avec Led Zeppelin. A cette époque, le groupe était énorme. 4 mois pour suivre une tournée … Maintenant, une interview de Jimmy page par un journaliste, c’est seulement vingt minutes. A cette époque, on pouvait rester longtemps, dans les tournées, les back stages. Il n’y avait pas les mêmes barrages pour rencontrer les personnalités ».

 

Michka Assayas : « J’ai grandi dans la région parisienne. C’était très calme. Et tout, ce qui participait au monde du rock était très éloigné, très magique. J’étais admiratif et envieux de gens comme lui qui avait l’avantage d’être sur place, de parler la langue ce qui lui garantissait un accès immédiat. Et puis, à l’époque, le rock était très mal vu. Il était minoritaire. Il y avait Best et Rock&Folk. C’était la Pléiade, Gallimard. Ecrire dans Rock&Folk, c’était prestigieux. J’étais très impressionné par les gens qui avaient quelques années de plus que moi et qui avaient vécu des choses que je n’avais pas vécues. Ceux qui avaient connu Woodstock, qui avaient vu les Stones à la grande époque, qui avaient vu Jimi Hendrix. J’avais l’impression d’arriver après. ».

 

Nick Kent : «  Tout a commencé avec l’arrivée d’Elvis Presley et peut être cela finit-il avec la mort de Jimi Hendrix, à l’extrême la fin des Sex Pistols.  Après, il y a eu des bons groupes. Mais pour moi, ce sont les années 60, les années d’or. A l’époque, j’étais teenager. Lorsque les années 70 ont commencé, les mauvais aspects sont apparus. Les mauvaises drogues, … Il y avait une pause de décadence. Pas toujours réelle, juste une pause. Comme autour de David Bowie.

 

Michka Assayas : « j’ai eu l’impression d’arriver trop tard par rapport à l’âge d’or que décrit Nick.  J’ai lu dans le texte lorsque j’étais gamin, à 15, 16 et 17 ans, ses articles qui m’ont frappé, ceux sur Syd Barret par exemple. J’avais le sentiment qu’il y avait un âge magique et comme par hasard, les figures dont parlait Nick étaient celles qui se détruisaient, celles qui avaient disparu.

 

Nick Kent : « En 1964, je me souviens d’avoir parlé avec le manager de Syd Barrett. Il avait dans un sac toutes les photos qui n’avaient jamais été publiées. Celles du début du groupe Pink Floyd, le début de sa carrière solo ; Il me les a donné en voyant que cela m’intéressait. En fait, cela n’intéressait personne. Il ne comprenait pas que je m’intéresse à ce looser. Je suis allé à Los-Angeles en 1975. J’étais intéressé par Jim Morrison. J’étais un grand fan. Mais chaque fois que je parlais avec un type qui connaissait Jim Morrison, il me demandait : « mais pourquoi tu t’intéresses à un looser. Tu perds ton temps avec ce perdant. Ce mec est venu dans ma maison, il a pissé sur mon tapis ». Même juste après sa mort, il n’intéressait personne. Il y a les gagnants et les perdants. Et si tu es perdant, tu oublies la célébrité.

Moi, ce sont les perdants qui m’intéressent car ils ont une histoire. Paul Mc Cartney est juste un gagnant. Il rend les choses heureuses.

J’ai rencontré Lester Bangs. J’avais pris beaucoup de tranquillisants. Lester était un peu défoncé, comme moi. Et, il m’a invité à rester avec lui. Il avait un problème d’alcool et de cachets. Donc, il conduisait sa voiture et avait besoin de quelqu'un pour tenir son volant et éviter de s’envoyer contre un mur. J’ai appris beaucoup de lui. Pour lui, l’histoire du rock est celle de mecs qui sont perdus. Et, j’ai retenu cela de lui.

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Michka Assayas : « Je lisais le Melody Maker et le NME. C’est là que j’ai découvert que l’on peut écrire et être une star. Ça me fascinait. Nick avait une approche à la fois critique, il pouvait expliquer ce qu’il aimait, ce qu’il n’aimait pas et pourquoi, et journalistique. Il allait enquêter, voir les gens et racontait une histoire. Au fond, qu’était la litrock en France à mes débuts, c’était des mecs qui, pardonnez-moi l’expression, se branlaient en écoutant des disques. Ils se prenaient pour Jim Morrison, écrivaient des longs poèmes rock. Il y avait du bon, du moins bon. Mais, j’avais envie d’être plus humble, ne pas me mettre en avant et mettre en avant les artistes et transmettre ma passion pour eux et ma certitude qu’ils faisaient avancer la musique.

 

Nick Kent : « A l’époque, le rock n’avait pas encore envahi les arts. Pour la littérature, il y avait Nik Cohn. En général, les musiciens portent des masques lorsqu’ils voient des journalistes ».

 

Michka Assayas : « le film « almost famous » (presque célèbre) est un des témoignages les plus justes, fidèles à ce que représente la présence d’un critique rock dans l’entourage d’un groupe. C’est vraiment un parcours initiatique. Dans le film, un garçon d’une quinzaine d’année commence à écrire pour Rolling Stones. On l’a envoyé suivre en tournée un groupe anglais de blues rock qui devait être Stillwaters, Bad Company ou un truc comme ça. Et, il abandonne le lycée, fugue, ment à sa mère. Le film qu’il a écrit et tourné lui-même une trentaine d’années plus tard raconte très précisément cette espèce de fascination pour ce monde dans lequel on voulait entrer et où l’on finit par voir tout ce que l’on ne voulait pas voir. La face sombre de la nature humaine. C’est une histoire exemplaire. J’aurai rêvé de vivre un truc comme ça. Je ne l’ai pas vécu mais métaphoriquement, j’ai vécu ce que Cameron Crowe raconte.

 

 

Michka Assayas : « à l’origine j’étais un étudiant. J’ai essayé de refaire les enquêtes proches de l’esprit de celles de Nick (Kent) comme pour Syd Barrett, pour la France, huit ans après. Dans Actuel, en 1982, on s’est approché du mythe. J’ai rencontré sa mère, nous avons échangé un dialogue assez bref sur le pas de sa porte. Et Thomas Johnson, un journaliste franco australien avec qui j’ai réalisé cette enquête, avait trouvé un stratagème tout à fait délirant. Il était allé à Chelsea Cloisters, une résidence médicalisée et comme il avait un parfait accent anglais, il a prétendu avoir connu Barrett à la fin des années 60, à Londres. Il était tellement sincère et convaincant que l’employé de la résidence à la réception lui a déclaré : « nous connaissons bien ce malade. Il y a des mois et des mois que nous avons ce sac de linge sale qui est là. Il a oublié de le prendre. Si vous le connaissez, prenez-le et ça nous en débarrassera. Thomas Johnson l’a pris et nous sommes allés ensemble à Cambridge avec ce sac de linge. C’est lui qui a parlé, moi, j’avais trop peur ».

 

 

Cette interview de Syd Barrett est parue à l'origine dans la revue espagnole Rock Espezial en Février 1983. La version française ci-dessous est une traduction de L. Espain publiée dans le livre Welcome to the Machine de Jordi Bianciotto (1998).

Selon le site seedfloyd.fr, « dans cette monographie consacrée à Pink Floyd, en couverture de laquelle figure une tête vaguement reconnaissable (Syd Barrett frisant la quarantaine, photographié pour la première fois depuis 1971), l’ancien leader de Pink Floyd fait preuve de facultés mentales pour le moins chancelantes, ainsi que l'expliquent les journalistes Michka Assayas et Thomas Johnson ».

Voici donc les propos échangés lors de cette rencontre avec Syd Barrett, sur le seuil de sa maison.

Et me voilà devant cette vieille maison de Cambridge, essayant de n'avoir pas l'air trop nerveux, tandis que j'attends que l'on réponde à mon coup de sonnette. Rien. Je sonne à nouveau. Dans le jardin, une vieille dame coupe des roses. Une ombre se profile au fond du couloir, s'avançant lentement jusqu'à la porte.

Syd Barrett : « Salut. »

Nous sommes aussi surpris l'un que l'autre et nos deux voix se superposent.

Rock Espezial : « Je viens t'apporter ça, ce sont tes vêtements, tu t'en souviens? (NB: l'auteur fait allusion à des vêtements que Barrett avait oublié dans l'appartement londonien qu'il occupait peut de temps auparavant). »

Syd Barrett : « Ah oui ! À Chelsea ! Oui… »

C'est un homme prématurément vieilli, usé. Les cheveux coupés très courts, les traits durcis, les épaules tombantes. Il a grossi. Sa mère ne m'a pas entendu arriver, elle est toujours au fond du jardin. De temps en temps, Syd lance un regard furtif dans sa direction.
Je lui explique que cela fait des jours que je suis à sa recherche et que j'ai été à Chelsea où l'on m'a donné ses vêtements.

Syd Barrett : « Merci, me répond-t-il. Tu as dû payer quelque chose ? Qu'est ce que je te dois pour les vêtements ? »

Rock Espezial : « Non, rien du tout. Je lui demande ce qu'il fait actuellement, est ce qu'il peint ? »

Syd Barrett : « Non, on vient juste de m'opérer, rien de grave. Je souhaite revenir à Londres mais je dois patienter, il y a une grève des trains en ce moment. Non…Non…Je regardais la télé, c'est tout. »

Rock Espezial : « Tu n'as plus envie de faire de la musique ? »

Syd Barrett : « Non. Je n'ai pas le temps de faire grand-chose. Je dois trouver un appart à Londres mais ce n'est pas facile, il faut que j'attende… »

De temps en temps il jette un coup d'œil sur le sac de vêtements et sourit. Il essaie continuellement de mettre fin à notre conversation, tout en surveillant sa vieille mère, comme s'il craignait qu'elle ne nous découvre en train de bavarder.

Rock Espezial : « Tu te souviens encore de Duggie ? »

Syd Barrett : « Euh…Oui…Je ne l'ai jamais revu…Je n'ai jamais revu qui que ce soit à Londres. »

Rock Espezial : « Tes amis me chargent de te saluer. »

Syd Barrett : « Ah… Bien… Merci… »

Il s'exprime et réagit comme tous ceux qui ont subi des traitements psychiatriques prolongés. La contemplation semble être devenu son seul passe-temps. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que la télévision soit sa principale activité.

Rock Espezial : « Je peux te prendre en photo ? »

Syd Barrett : « Oui, bien sûr… »

Il sourit pendant que je prends la photo, mais tout de suite après…

Syd Barrett : « Ça suffit comme ça. Je n'aime pas qu'on me voie…C'est dur pour moi…Salut. »

Il regarde fixement l'arbre qui se dresse devant la maison. Je ne sais pas quoi dire.

Syd Barrett : « Il est beau cet arbre… Oui mais plus maintenant… On vient de le tailler… Avant, je l'aimais bien… »

On entend la voix de sa mère. Syd Barrett se tourne vers moi. Il semble terrorisé.

Syd Barrett : « Eh bien…On se reverra peut-être à Londres. Au revoir. »

Sur le chemin du retour, je croise un hippy illuminé, qui se cache derrière un journal. Je me sens pris d'un vide angoissant. Tout est fini.

 

 

 

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05.05.2009

Le concert du jour

Le concert du jour, c'est Jim Jones Revue (UK) + Dolhouse (SW) le 5 mai à 20h au Mondo Bizarro de Rennes

The Jim Jones Revue, c’est l’évènement rock’n’roll pur et dur du moment ! Ce quatuor londonien, c’est la rencontre explosive des MC5 et de Little Richard sur fond de rock’n’roll baveux inspiré de The Killer,Sonics, Penthouse, le tout revu à la sauce Jon Spencer. The Jim Jone Revue délivre une énergie rock salace à grands renforts d’orgue Hammond et de distorsions qui raviront les fans de rock/blues/punk. Annoncé par la presse comme étant « le meilleur groupe de rock'n'roll puriste (et néanmoins orgiaque) du moment ! », The Jim Jones Revue est définitivement le groupe à ne pas rater !

 


Dollhouse, c’est « le groupe le plus chaud en provenance de Suède depuis des lunes : le tumulte de la révolution qui frappe à votre porte, épaulé de pédales Wah-Wah, un esprit implacable et une dose de psychedelia suffisante pour envoyer le plus sceptique sur orbite. » Du pur 70's outrageusement rock et soul !

04.05.2009

Rock et littérature, rencontres à Deauville

Le salon « livres & musique » a pour thème « rock et littérature ». D’emblée, on est frappé par le thème abordé, les invités et le lieu de ces rencontres. Deauville, ville rock ? Pas vraiment. Sur les planches, on peut croiser quelques dandys au look savamment étudié mais l’esprit rock a déserté les lieux. Reste quelques bonnes pages et leurs auteurs. Et le public qui répond présent puisque ce sont 8 000 visiteurs (contre 6000 l’année dernière) qui ont poussé ce que l’on peut appeler, le temps d’un week-end, la plus grande bibliothèque rock de France.

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Très sollicité dans les conférences du dimanche, Patrick Eudeline, impérial derrière ses lunettes noires, cigarette à la main et veste noire, souligne qu’il a joué à Deauville à l’époque de son groupe Asphalt Jungle, en pleine explosion punk.
Il précise que le punk rock, c’était les New-York Dolls, Marc Bollan, des groupes comme le Velvet qui le fascinaient. C’était différent . Parmi ses souvenirs, en 1973, « je me baladais dans la rue en blouson de cuir avec lunettes noires, tu te faisais emmerder et traiter de nazi. C’était de ce niveau là. Simplement, parce que tu étais habillé en cuir noir. C’était la fin du trip hippie.
Les gens qui ont fait le punk rock à Londres, les Clash, les Pistols, Génération X et tout ça correspondaient à notre génération, on avait tous le même âge. On avait raté la grande révolution des années 60, nous étions arrivés juste après.
Ensuite les Metal Urbain, Asphalt Jungle, Stinky Toys, c’est vraiment la même bande. C’était une des premières fois où ça se passait en même temps à Paris et à Londres. Marc Zermati, on doit lui reconnaître ça, avait créé le pivot de toute cette génération avec l’Open market.
Quand j’ai commencé à écrire en 1973, le mot punk était utilisé à toutes les sauces. On le mettait dans l’attitude, dans le rock’n roll et tout ça. Dès 1975, je m’en souviens, avec Kent, on disait le mot punk, c’est un mot de l’année dernière. Et puis, le mot est revenu 2 ans après et là, ça a vraiment explosé. On s’est tout pris dans la gueule et ce fut une divine surprise. L’explosion du punk rock, c’était comme un pétard mouillé qui met longtemps à exploser en fait. Les prémices, c’était 1973 ».

Selon P. Mikaïloff, « en 1977, le punk, c’était déjà presque « débranché ». On raconte que les hippies se coupaient les cheveux et s’inscrivaient sur leur t-shirt le mot punk. A Mont de Marsan, en 1976, on raconte qu’il y avait plein de gens sur les trottoirs. C’étaient des hippies qui s’étaient coupés les cheveux. Ils avaient acheté tous les ciseaux de la ville de Mont de Marsan pour se couper les cheveux avant d’entrer dans le festival. C’était donc un truc qui devenait très populaire en 1976, 1977. »

P. Eudeline intervient pour signaler « les cheveux longs, c’était un truc important. C’était un truc violent, un signe de reconnaissance évident. Un mec qui avait les cheveux longs, on savait que c’était avant tout un copain. A partir de 1974, même les types qui travaillaient à la poste avaient les cheveux longs alors qu’avant, tu te faisais virer. Finies les pattes d’eph. On remettait les baskets, utilisait les codes rock des années 50, les perfecto. Et tu te faisais taper la gueule, on te traitait de PD ou de je ne sais quoi, ou de fasciste. D’ailleurs, les concerts, c’était des bains de sang. Lors des tournées qu’on a fait en 1977, il n’y a pas un concert où ça ne s’est pas fini par des bagarres. J’ai vécu trois séjours à l’hôpital en un an et demi parce que c’était des bagarres tous les jours ! On ne pouvait pas sortir seul. C’était hors de question. Lorsque ce n’était pas des hippies, tout le monde en avait après nous. C’était vraiment violent et sauvage. Mais la vie est violente. C’est un vieux débat politique, tu vois. Est-ce que la révolution doit être violente ?
Le débat, c’est aussi : est-ce qu’il faut échapper aux choses, rêver ou au contraire, mettre la tête dedans. C’est le débat entre Montesquieu et Alembert. L’art est-il fait pour faire rêver et échapper à la réalité ou est-il fait pour te faire prendre conscience des choses ? C’est un exorcisme, une catharsis (NDR : représentation dramatique antique destinée à purifier les spectateurs ou en psychologie, une méthode de traitement fondée sur la décharge émotionnelle résultant du sentiment de revivre des événements traumatiques).

Il n’y a pas eu une génération spontanée de génies qui ont eu 20 ans en 66 et depuis, il n’y a plus personne. Les gens sont là. Mais le système est tellement coercitif, tellement fermé … On vit dans une période de rock non fumeur ! C’est un drôle de concept. Le public est là mais le système ne permet pas d’exploser.

Il ne suffit pas de critiquer bêtement sur Internet (« les majors se gavent … ») mais il convient de réfléchir sur le pouvoir de Google. Peut-être que cela n’a rien à voir. Mais tu ne peux pas faire la révolution seul dans ton coin en surfant dans ta chambre. Ça ne fonctionne pas. Il faut t’en donner les moyens. Il faut le faire sur une scène et après, c’est le monde autour de toi qui changera. Ça passe par la radio, ça passe par le pouvoir. Déjà en 1977, ce qu’on appelle l’underground rêvait de gloire. Si les Beatles, Bob Dylan et les Stones ont changé le monde, c’est aussi parce qu’ils sont passés à la radio. On est dans un système que tu peux pervertir que de l’intérieur.
A l’époque quand Pathé Marconi est venu me voir, j’ai dit : on y va, bien sûr. Plus ça marchait, plus on était content.
Les gamins qui forment des groupes aujourd’hui, ceux qu’on appelait les baby rockeurs, au début, c’était les meilleurs amis du monde et évidemment après, ça devient difficile. C’est la vie.

A propos des Sex Pistols, c’était juste avant que Johnny Rotten arrive. Malcom leur a donné 3 t-shirts et leur a fait payer les autres C’était culotté ! L’autre a piqué un perfecto dans la boutique de Macolm. Celui-ci voulait être le chanteur du groupe. Il se sentait déjà trop vieux et il n’avait jamais vraiment travaillé ça.

Et aujourd’hui, qu’est-ce qui est rock ?
Ce qui est important, c’est la force intérieure. La force artistique comme chez les surréalistes ou les écrivains et poètes décadents du siècle dernier. Baudelaire n’était pas rock car le rock n’existait pas. Ça n’empêche que c’est le plus grand poète français.
Si l’on partage pour beaucoup, les mêmes influences, celles qui ont marqué beaucoup de gens, je crois qu’il faut se méfier des clichés. Je crois être plus influencé par Huysmans que par n’importe qui finalement.

Qu’est-ce qu’une écriture rock ? Quand est-ce qu’un livre est rock ?
C’est une question qui me gonfle. Le mot rock me fait penser à des trucs comme Metallica qui n’ont rien à voir avec ça. Je me sens plus d’affinités avec Michel Delpech qu’avec du n’importe quoi qui se prétend rock et porte du pantacourt.

22.04.2009

Rock & Littérature à Deauville

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Ce week-end à Deauville se tient le salon "livres & musiques" dont le thème est ROCK et LITTERATURE.

Le programme est passionnant.

Seront entre autres présents François BON, Pierre LESCURE, Antoine DECAUNES, Nick KENT,, Michak ASSAYAS, Patrick EUDELINE, Serge CLERC.

L'occasion de recruter quelques jurés pour l'édition 2009/2010 du concours de nouvelles ROCK ?

20.04.2009

J- 10

Il reste 10 jours pour transmettre vos nouvelles et participer au 1er concours d'ériture de nouvelles ROCK.

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L'occasion de faire un point sur cette première édition.
Nous avons reçu beaucoup d'encouragements d'écrivains et journalistes à la plume rock (Ann Scott, Vincent Ravalec, François Bon, Agnès Léglise de Rock'n Folk, Bruno Blum, Gilles Verlant et tant d'autres).
Ils soulignent l'intérêt du concours et suivent avec attention son déroulement.

Deux éditeurs semblent trés intéressés par le projet dont un des créateurs avec Fabrice Revolon des éditions du Camion Blanc,spécialisées dans la musique et surnommé "l'éditeur qui véhicule le rock". Fabrice Revolon est l'auteur d'un premier roman, Le Chien de Dédale, paru en 1999 aux éditions Verticales. Il publie également Corrida détraquée en 2001 chez Grasset. Il a rejoint l'équipe du jury pour cette édition 2009.

Un autre membre est venu enrichir le jury. Il s'agit de Pablo Krantz, Dès 1997, il publie en solo trois disques de rock et deux livres de nouvelles. Son talent de song-writer est alors reconnu par tous les « quality-papers » argentins (La Nacion, Clarin, Pagina/12) ainsi que par la presse rock locale (Rolling Stone, Les Inrocks). Tous vantent son talent d'écriture influencé par les Cohen, Dylan, Lou Reed, son jeu de guitare, sa singularité musicale proche des Violent Femmes. Entre rock et littérature, il complète un jury impatient de découvrir les nouvelles rock.

Il reste jusqu'à la fin du mois pour recevoir les nouvelles. A ce jour, nous avons réceptionné 57 nouvelles. Je n'ai pas de comparaison pour estimer s'il s'agit d'un début encourageant. Dans tous les cas, la qualité des nouvelles reçues est globalement excellente. Les 13-18 ans sont plus timides de la plume même si des initiatives comme ce professeur qui a ouvert un atelier sur l'écriture et la musique laissent espérer une participation plus forte des jeunes.

La remise des prix est fixée au 19 juin 2009 entre 18h00 et 19h00 au café littéraire de la Librairie Dialogues à Brest, un des partenaires du concours. Ce sera l'occasion d'évoquer devant le public présent les liens entre rock et littérature.

13.04.2009

Participation au quai des Ecrits

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Les membres de l'association Café Castor seront présents le 10 mai 2009 à Quimper pour le 1er rendez-vous des écritures (dans les jardins de l'évêché).

L'objectif pour Café Castor est de:
* promouvoir le concours auprès des nouvelistes, des écrivains amateurs et des auteurs indépendants présents à cette manifestation.
* présenter les parutions de l'association et une souscription au projet éditorial de l'édition 2009
* goûter aux barbe à papa et faire honneur à la buvette

Ce nouveau rendez-vous est organisé le 10 mai, le même jour que le marché des fleurs d'été, l'occasion d'une belle ballade alliant nature et culture et nous l'espérons, de belles rencontres.

17.03.2009

Nouvelle affiche concours

Voilà la nouvelle affiche du concours d'écriture de nouvelles ROCK 2009 !

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15.03.2009

Les naufragés de l’île Tromelin – Irène Frain

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Dès l’avant propos, l’auteur prévient du consciencieux travail de recherche qui a précédé la rédaction de ce livre. Max Guérout a « patiemment recensé la plupart des documents d’archives concernant le naufrage de l’Utile ». Puis a rêvé qu’un « écrivain, par la grâce d’un récit, donne vie à cette masse d’archives et d’objets qu’il venait d’arracher à l’ensablement de l’oubli ».

C’est donc une rencontre entre l’écrivain Irène Frain et l’historien Max Guérout qui servira de déclencheur à ce récit. Nous sommes en 1761, le trafic d’esclaves vient d’être interdit. Pourtant un capitaine décide de braver l’interdiction et embarque dans ses cales une cargaison clandestine d’esclaves. Malgré les talents de navigateurs du capitaine, l’approximation des cartes de l’époque et la malchance font s’échouer en pleine nuit son navire, l’Utile, sur un minuscule îlot de l’Océan Indien : l’île Tromelin. Au petit matin, les rescapés découvrent qu’ils sont prisonniers d’une minuscule bande de terre, un confetti posé au milieu de l’océan. Comment vont-ils s’organiser pour subsister ? Et plus étonnant encore, comment certains d’entre eux vont-ils réussir à s’échapper ? Il faudra de la discipline et l’ingéniosité des hommes, la science de construction de vaisseau maritime et l’ardeur au travail des esclaves pour réussir l’impossible. Malgré le succès de la construction, il faut vite se rendre à l’évidence: l’embarcation ne pourra contenir tous les hommes, femmes et enfants présents sur l’île. Les esclaves sont donc abandonnés avec une promesse du capitaine de venir les chercher dès qu’il le pourra.

L’histoire est passionnante et dès les premières pages, je me suis senti embarqué par le souffle du vent, à partager le quotidien de l’Utile au milieu d’hommes rudes et déterminés. La force de ce livre est la précision avec laquelle les faits sont relatés au détriment parfois des codes plus classiques du roman. Le souci de relater avec exactitude cette histoire a parfois occulté l’épaisseur des caractères de ses protagonistes et par là même, limité l’empathie que j’aurai pu éprouver à leur encontre. Il en demeure un vrai plaisir de lecture et la dernière page refermée, l’inévitable question : et moi, qu’aurai-je fait si, comme eux, j’avais été prisonnier de cette île ?


Extrait:

Saisissement. C'est l'île. Le vent. Le blanc du roc au sommet de la plage. La frappe indéfinie des lames. L'assommoir du soleil.

Les yeux s'écarquillent puis s'enfoncent, les jambes flageolent, l'échiné lâche. Un à un, les corps s'écroulent. Noirs ou blancs, ils réclament à la terre le répit qu'elle a toujours su leur offrir. L'accueil, le refuge, la matrice.

Quelques minutes plus tard, l'évidence s'abat : ils ne les trouveront pas. La nuque s'affaisse, le souffle manque, un peut cri déchire les bronches, on renonce. En condamné, on se livre à la massue du soleil.

Quelquefois des têtes se relèvent. Un œil cherche, de droite et de gauche, un autre œil. Pour y découvrir le néant. Une fois de plus, on s'effondre. En lâchant, incontrôlable, le petit cri. Parfois aussi, par extraordinaire, le regard parvient à s'enfuir du côté de la mer. Il bute aussitôt sur le rempart des lames. Impossible de voir au-delà de la première déferlante, là où est allée se ficher l'ancre du navire, à une vingtaine de mètres de la plage.

L'œil, par réflexe, revient alors du côté des sables, tente de mesurer l'étendue de l'île. Et nouvel écrasement : si L'Utile avait fait voile un peu plus au sud, il ne serait jamais parti par le fond.



22.02.2009

Nouveaux prix

Franckie Alarcon est né à Brest en 1974.
Il étudie les arts graphiques à Nantes, et exerce à partir de 1996 le métier de graphiste en agence de communication visuelle à Paris et à Rennes. En 2003 il décide de faire sa première bande dessinée, qui sera éditée aux éditions Glénat. Depuis il ne lâche plus ses crayons et partage son temps
entre l’illustration et la bande dessinée !

Je vous conseille d'admirer ses dessins sur son site Internet.

Pour les brestois qui souhaitent découvrir ses tableaux, vous pouvez prendre un café au Mundo Café, 1 rue des Halles Saint-Louis à Brest.

Franckie offre aux auteurs des nouvelles ROCK sélectionnées une magnifique reproduction d'un dessin original qu'il a consacré au Rock.
Il s'agit d'un dessin représentant PJ Harvey inspiré de son clip "this is love".




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Milles mercis à Franckie pour ce dessin. Et n'hésitez pas à vous procurer ses livres (dont la passionnante biographie BD d'Eric Tabarly).

20.02.2009

Nouveau membre du jury (2)

Un nouveau membre vient rejoindre aujourd'hui le jury du concours de nouvelles ROCK.

Il s'agit de Sébastien Raizer.

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Né en 1969, il est l'auteur d'un premier roman, Le Chien de Dédale, paru en 1999 aux éditions Verticales. Il publie également Corrida détraquée en 2001 chez Grasset.

Il fonde avec Fabrice Revolon les éditions du Camion Blanc, spécialisées dans la musique et devient "l'éditeur qui véhicule le rock".

Leur première publication est consacrée à Joy Division : Lumières et Ténèbres, écrit par Sébastien Raizer lui-même.
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Il publie également des biographies sur the Cure, Sisters of Mercy, Nirvana, U2, Noir Désir, the Beatles, David Bowie, Björk, Siouxsie, Metallica, PJ Harvey, Motorhead, etc.

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En 2006, il fonde Camion noir consacrée aux cultures sombres.

Une plume prestigieuse et un lecteur éclairé pour le jury !

Les autres membres du jury illustres ou moins connus mais tous impatients de découvrir vos nouvelles.
Alors à vos plumes et envoyez votre bafouille à: cafe-lecture@wanadoo.fr !

16.02.2009

On the mouv'

Les 2 infos du jour:

Le Café Castor, demain matin, en interview à 08h15 sur Le Mouv'.

Le Café Castor devient groupe de rock. Prochainement des news ...

14.02.2009

Encouragement de Busty

Journaliste à Rock'n Folk, Busty Theory témoigne chaque mois de la vitalité de la jeune scène rock française. Elle est l'auteur de "groupies" et d'une bio sur Peter Doherty sortis aux éditions Scali.

Elle nous transmet ses encourgements:

"bravo pour ce concours, super idée !"

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13.02.2009

Last exit to Brest – Claude Bathany

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Métailié, 2007. 140 p

Brest, son port, sa rade, ses bars. Evoluant dans cet univers du bout du monde, le personnage central de ce court roman est confronté à une série de meurtres dont le point commun semble être le célèbre groupe brestois « last exit to Brest ». Chacun des membres qui composent le combo est décrit dans un chapitre. L’occasion de se délecter d’une tranche de vie à travers l’évocation de ses marginaux dont l’espérance de vie semble aussi courte que la tranche du livre. Les chapitres se closent par un extrait d’article du journal local, Le Télégramme, relatant un nouveau meurtre.
Décousue au départ, l’intrigue se ressert au fil des pages. On découvre des liens entre les protagonistes issus d’univers différents.
Le ton employé est proche de celui des dialogues écrit par Audiard : fleuri et drôle, imagé et efficace. Ce ton particulier est le principal attrait de « last exit to Brest ». Passé la surprise, je me suis habitué au style de l’auteur même s’il en rend la lecture parfois peu fluide. Au détour d’un paragraphe, j’ai découvert de véritables pépites, des perles d’expressions mémorables comme :
« J’étais assez lucide pour prendre le volant, mais en cas de contrôle biniou, je risquais les fausses notes : je ne me sentais pas l’âme musicienne. »
Ou
« Je tise un peu mais sans arborer sur le pif, le macaron officiel des vieux crabes de l’Arsouille. »

Il y a le titre, bel hommage à Hubert Selby Jr. Il y a le décor également que l’on appréciera d’autant plus que l’on connaît les rues pluvieuses de la cité du Ponant, ses bars bondés et bruyants, son ambiance chaleureuse et ses façades grises qui virent au noir les jours de pluie.

Il y a le rock, omniprésent, dont le rythme accompagne la lecture. Un truc de barbares pour certains, une raison de vivre pour d’autre, comme Alban Le Gall, le narrateur, gardien de sécurité, homosexuel aux amours difficiles, confident et manager du groupe. Un type comme on en a souvent croisé dans les arrières salles des bars brestois.

Et pour ceux qui souhaiteraient tout savoir du rock à Brest, il y a le livre d'Olivier Polard (par ailleurs membre du jury du concours d'écriture de nouvelles Rock).

26.01.2009

Tips for Better Life

Non, le Café Castor n'est une secte.
Non, les trucs neu-neu du Web ne trouvent pas de place ici.
Mais des fois, on se laisse aller ...

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1. Take a 10-30 minutes walk every day. And while you walk, smile.
2. Sit in silence for at least 10 minutes each day.
3. Sleep for 7 hours.
4. Live with the 3 E's -- Energy, Enthusiasm, and Empathy.
5. Play more games.
6. Read more books than you did the previous year.
7. Make time to practice meditation, yoga, and prayer. They provide us with daily fuel for our busy lives.
8. Spend time with people over the age of 70 & under the age of 6.
9. Dream more while you are awake.
10. Eat more foods that grow on trees and plants and eat less food that is manufactured in plants.
11. Drink plenty of water.
12. Try to make at least three people smile each day.
13. Don't waste your precious energy on gossip.
14. Forget issues of the past. Don't remind your partner with his/her mistakes of the past. That will ruin your present happiness.
15. Don't have negative thoughts or things you cannot control. Instead invest your energy in the positive present moment.
16. Realize that life is a school and you are here to learn. Problems are simply part of the curriculum that appear and fade away like algebra class but the lessons you learn will last a lifetime.
17. Eat breakfast like a king, lunch like a prince and dinner like a beggar.
18. Smile and laugh more.
19. Life is too short to waste time hating anyone. Don't hate others.
20. Don't take yourself so seriously. No one else does.
21. You don't have to win every argument. Agree to disagree.
22. Make peace with your past so it won't spoil the present.
23. Don't compare your life to others'. You have no idea what their journey is all about. Don't compare your partner with others.
24. No one is in charge of your happiness except you.
25. Forgive everyone for everything.
26. What other people think of you is none of your business.
27. However good or bad a situation is, it will change.
28. Your job won't take care of you when you are sick. Your friends will. Stay in touch.
29. Get rid of anything that isn't useful, beautiful or joyful.
30. Envy is a waste of time. You already have all you need.
31. The best is yet to come.
32. No matter how you feel, get up, dress up and show up.
33. Do the right thing!
34. Call your family often.
35. Your inner most is always happy. So be happy.
36. Each day give something good to others.
37. Don't over do. Keep your limits.

23.01.2009

Tel un phenix

Tel un phenix qui renaît de ses cendres, il revient nous hanter ou nous botter le cul, c'est selon...
Un putain de morceau de rock qui décrotte les oreilles, tout simplement !

11.01.2009

Dérive sanglante - William G. Tapply

Il y a 5 ans, Calhoun a eu un grave accident (la foudre lui est tombée dessus) qui lui a fait perdre la mémoire et oublier toute trace de sa vie passée. Depuis, il tente de refaire sa vie. Il s'est construit une cabane au fond des bois du Maine. Il a également trouvé un emploi qui correspond à sa passion: il guide les touristes qui veulent pécher dans la région. Jusqu'au jour où Lyle, son meilleur ami et guide comme lui, est tué lors d'une journée de pêche. Calhoun tente alors de découvrir ce qui a pu se passer. Alors qu'il mène l'enquête avec son complice, le Shérif du comté, il retrouve d'anciens réflexes, sans doute issus de son passé.

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Les personnages sont attachants et même si l'expression est trés (trop?) utilisée, on se laisse vraiment embarquer dans l'univers de l'auteur. Entre ces pages, un aller simple vers les grands espaces du Maine, les berges des rivières d'où l'on observe les truites sauvages, sans s'ennuyer un instant. Ce livre fut finaliste du grand prix des lectrices de Elle 2008.
Casco Bay, la suite de ces aventures est déjà sortie et, c'est certain, ce livre est le début d'une série et Stoney Calhoun continuera à nous faire vivre de belles aventures !

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A travers ce livre, j'ai découvert également les éditions Gallmeister qui se consacrent à la littérature de l'Ouest américain. La collection Americana, dirigée par Philippe Beyvin, est une collection de littérature de la contestation et de la critique du rêve américain.
La collection Nature Writing fait la part belle à la description des grands espaces américains. C'est la traduction française d'un courant majeur aux Etats-Unis.
"Cette littérature du Grand Dehors, au parfum d'aventure et au goût de voyage, s'exprime sous les formes les plus diverses (romans, récits, nouvelles, policiers) et fait partie intégrante de la culture populaire américaine".
Une vraie bouffée d'air frais pour tous les citadins et une littérature fabuleuse pour voyager sous la couette !

06.01.2009

RIP Ron Asheton

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Ron Asheton, guitariste et membre fondateur des Stooges, a été retrouvé mort à sa résidence d'Ann Arbor, au Michigan, en ce mardi matin.

NO FUN!

03.01.2009

Si par une nuit d’hiver , extrait

Un extrait de "Si par une nuit d’hiver un voyageur" d’Italo Calvino qui incite plus que tout autre au plaisir de la lecture:

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Tu vas commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, Si par une nuit d’hiver un voyageur. Détends-toi. Concentre-toi. Écarte de toi toute autre pensée. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. La porte, il vaut mieux la fermer : de l’autre côté, la télévision est toujours allumée. Dis-le tout de suite aux autres : « Non, je ne veux pas regarder la télévision ! » Parle plus fort s’ils ne t’entendent pas : « Je lis ! Je ne veux pas être dérangé. » Avec tout ce chahut, ils ne t’ont peut-être pas entendu : dis-le plus fort, crie : « Je commence le nouveau roman d’Italo Calvino ! » Ou, si tu préfères, ne dis rien ; espérons qu’ils te laisseront en paix.

Prends la position la plus confortable : assis, étendu, pelotonné, couché. Couché sur le dos, sur un côté, sur le ventre. Dans un fauteuil, un sofa, un fauteuil à bascule, une chaise longue, un pouf. Ou dans un hamac, si tu en as un. Sur ton lit naturellement, ou dedans. Tu peux aussi te mettre la tête en bas, en position de yoga. En tenant le livre à l’envers, évidemment.

Il n’est pas facile de trouver la position idéale pour lire, c’est vrai. Autrefois, on lisait debout devant un lutrin. Se tenir debout, c’était l’habitude. C’est ainsi qu’on se reposait quand on était fatigué d’aller à cheval. Personne n’a jamais eu l’idée de lire à cheval : et pourtant, lire bien droit sur ses étriers, le livre posé sur la crinière du cheval ou même fixé à ses oreilles par un harnachement spécial, l’idée te paraît plaisante. On devrait être très bien pour lire, les pieds dans des étriers ; avoir les pieds levés est la première condition pour jouir d’une lecture.

Bien, qu’est-ce que tu attends ? Allonge les jambes, pose les pieds sur un coussin, sur deux coussins, sur les bras du canapé, sur les oreilles du fauteuil, sur la table à thé, sur le bureau, le piano, la mappemonde. Mais, d’abord, ôte tes chaussures si tu veux rester les pieds levés ; sinon, remets-les. Mais ne reste pas là, tes chaussures dans une main et le livre dans l’autre.

Règle la lumière de façon à ne pas te fatiguer la vue. Fais-le tout de suite, car dès que tu seras plongé dans la lecture, il n’y aura plus moyen de te faire bouger. Arrange-toi pour que la page ne reste pas dans l’ombre : un amas de lettres noires sur fond gris, uniforme comme une armée de souris ; mais veille bien à ce qu’il ne tombe pas dessus une lumière trop forte qui, en se reflétant sur la blancheur crue du papier, y ronge l’ombre des caractères, comme sur une façade le soleil du sud, à midi. Essaie de prévoir dès maintenant tout ce qui peut t’éviter d’interrompre ta lecture. Si tu fumes : les cigarettes, le cendrier, à portée de main. Qu’est-ce qu’il y a encore ? Tu as envie de faire pipi ? À toi de voir.

Ce n’est pas que tu attendes quelque chose de particulier de ce livre particulier. Tu es un homme qui, par principe, n’attend plus rien de rien. Il y a tant de gens, plus jeunes que toi ou moins jeunes, dont la vie se passe dans l’attente d’expériences extraordinaires. Avec les livres, les personnes, les voyages, les événements, tout ce que l’avenir garde en réserve. Toi, non. Tu sais que le mieux qu’on puisse espérer, c’est d’éviter le pire. C’est la conclusion à laquelle tu es arrivé dans ta vie privée comme pour les problèmes plus généraux, et même mondiaux. Et avec les livres ? Justement : comme tu y as renoncé dans tous les autres domaines, tu crois pouvoir te permettre le plaisir juvénile de l’expectative au moins dans un secteur bien circonscrit comme celui des livres. À tes risques et périls : la déconvenue n’est pas bien grave.

Donc, tu as lu dans un journal que venait de paraître Si par une nuit d’hiver un voyageur, le nouveau livre d’Italo Calvino, qui n’avait rien publié depuis quelques années. Tu es passé dans une librairie, et tu as acheté le volume. Tu as bien fait.

Source : Calvino (Italo), Si par une nuit d'hiver un voyageur, trad. par Danièle Sallenave et François Wahl, Paris, Seuil, coll. « Points Romans », 1995.