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03.03.2007
Inland Empire – David Lynch
Jusqu’à ce jour, j’avais tenté de donner un sens aux scènes décousues des films de Lynch. Pourtant dans Inland Empire, dès les premières minutes, il faut se résoudre à abandonner toute raison pour se laisser porter par le flot des images, la tension de chaque scène, la liberté donnée à l’imagination de se laisser aller à vagabonder là où l’image d’habitude emprisonne, prive d’interprétation.
Lynch revisite ses démons, ses obsessions : paranoïa, schizophrénie, inéluctabilité des destins. Est-ce, comme le disent la plupart des critiques, une caricature de son cinéma ? C’est en tout cas pour les néophytes, une occasion de plonger tête la première dans le cerveau et l’œuvre de ce cinéaste.
Pour beaucoup, son précédent film, Mulholland Drive, était l’aboutissement de son cinéma, de ses visions. Il n’en est rien : avec Inland Empire, il va encore plus loin. Tout se bouscule, se télescope dans un fatras d’images dont on perd vite le fil.
J’avais aimé la critique du film par un journaliste du quotidien Ouest-France qui avouait être un peu paumé pour décrire ce qu’il avait vu, ne pas savoir que penser. L’œuvre est finalement proche de certaines créations d’art contemporain dont on ne fait que supposer le propos et dont le principal intérêt est le questionnement que suscite leur observation.
Et si finalement on ne retenait que l’étrangeté et les silences du film ?
00:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lynch, cinéma, inland empire























Commentaires
côté étrange on est pô déçus...
biz
MNK
Ecrit par : MNK | 07.03.2007
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