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23.10.2007
Elliot Perlman – Trois dollars

Cet auteur australien cite Arthur Miller (Mort d’un commis voyageur) : « un homme n’est pas un quartier d’orange ! … On ne peut pas le manger puis jeter la pelure ». Et c’est exactement ce qui arrive à Eddie, étudiant qui se retrouve à zoner dans un centre commercial avec trois dollars en poche. Comment en est-il arrivé là ? C’est le récit de cette « dégringolade sociale postindustrielle que Perlman nous conte avec beaucoup d’humour et de distance. Peut-être est-ce ce recul entre le personnage central de cette histoire et les évènements qui s’y rapportent qui fait que j’ai eu du mal à y croire, à rentrer dans le livre. Peut-être est-ce également la succession de longues digressions sans rapport apparent avec le fil conducteur du récit qui en rend la lecture difficile ? Heureusement, le ton de l’auteur souvent drôle, sarcastique et touchant m’a permis d’en achever la lecture sans regret.
Le premier extrait de ce livre renvoie à cette question fondamentale de Woody Allen : "pourquoi la vie vaut-elle la peine d’être vécue ? »
« (…) Malher, la soupe thaïe à la coriandre, les Choco Pops avec toi le dimanche soir, quand l’Astor projette une copie neuve des Raisins de la colère ou de La vie est belle de Franck Capra, les nouvelles de Lorrie Moore, les pièces d’Arthur Miller, The singing Detective, le Moalin’ d’Art Blakey. »
Elle luttait pour se souvenir.
« N’importe quoi d’Elvis Costello, d’Ella Fitzgerald, les peintures de Paul Klee, un long bain chaud, faire l’amour avec toi dans des draps propres. Harry Nilson quand il chante « without you », un groupe comme Everything but the Girl avant qu’ils ne passent à la boîte à rythmes, emmener Abby au zoo voir les tigres (…) »
A propos du disquaire de la ville : « Nous avons dû écourter la vie du vieux Williamson de quelques années à faire fuir ses clients comme ça. En tous cas, il n’avait pas à fouiller partout dans le magasin chaque fois que nous lui demandions un titre. Apparement, il avait catalogué toutes nos demandes sous la lettre «T », nous trouvions The Clash, The Jam, The Cure, The Sports, Television et Tubeway Army, avant et après leur séparation et qu’il ne devienne Gary Numan.
Pour nous, à l’époque, la musique revêtait une importance capitale. Elle servait de lien entre la culture populaire y compris sa branche alternative prétendument d’avant garde et notre culture privée, que nous partagions uniquement l’un avec l’autre. Comme aucune de nos connaissances en ce temps inauguraux à l’université ne lisaient Wordsworth, Keats, Elliot, Robert Forst ou A.D. Hope, nous professions l’humilité et daignions accorder notre blanc-seing à tout individu écoutant Joy Division ».
A propos de Joy Division, une interview de Phillipe Manoeuvre
22:43 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : phillipe, manoeuvre, joy division, elliot, perlman, trois dollars, critique























Commentaires
haha !! Il était temps qu'ils s'y mettent au "rock " de l'intérieur, j'ai pas eu l'occas de l'acheter ce N°, j'espère qu'ils parlent au moins de Martin Hannett : ce son c'est lui, toujours tourné vers l'intérieur... Pour cela il faisait jouer le batteur sur le toit du studio !!
Bientôt les trans, je compte sur ta logistique !
Ecrit par : dom | 28.10.2007
No problem !
Ecrit par : castor | 29.10.2007
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