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20.12.2007
Douglas Cowie – Owen Noone & Marauder

Voilà le roman rock du moment. Cela débute par une soirée « micro ouvert » dans un bar d’étudiants. Deux types qui se rencontrent, qui boivent de bières et parlent musique une bonne partie de la nuit. Puis, la gueule du bois du lendemain passée, ils achètent une guitare électrique.
La suite ? Elle est racontée avec fracas, on suit la montée de ce drôle de groupe indie qui rappelle les White Stripes dans leur volonté de ne pas se surcharger d’instruments inutiles et de garder un son brut, Pavement, Suicide pour le côté duo déjanté, ...
De bars en scènes mythiques (CBGB’s), on assiste à l’éclosion du succès, à son cortège de déconvenues, le rapport avec les fans, l’argent, les producteurs qui pensent chiffres de vente et non musique, les tabloïds, …
Que l’on aime ou pas cette musique du diable, on ne peut pas rester indifférent à l’épopée de ce groupe de punk rock, vécue de l’intérieur, qui donne la pêche, aide à mieux comprendre ceux qui choisissent de s’y adonner et donne envie de se replonger la tête et les oreilles dans sa discothèque.
Le rock’n roll circus en pleine représentation. Prenez place, vous ne serez pas déçus !
Extrait :
"Pendant une heure et demie, nous faisions vraiment la différence pour les gens, et c’était plus important que tout ce que nous faisions par ailleurs (…) Et voilà ce que les gens désiraient : deux guitares vibrantes, sonores, et une succession de chansons pour oublier, l’espace d’un concert, tout le reste ou bien se rappeler ce qu’ils voulaient bien se rappeler, ressentir brièvement une joie fragile en regardant et en écoutant un spectacle qui était là pour les traverser, une chose simple qu’ils comprenaient ou qu’ils n’avaient pas besoin de comprendre. Il leur suffisait de croire en ces deux types sur scène, en leur – en notre – capacité à chasser tout le reste. Owen a demandé à la foule de chanter encore plus fort (…) et tout le temps où ils ont chanté et où nous avons joué, ç’a été la chose la plus importante du monde pour un bon millier de personnes, mais cette chose perdait tout son sens au delà des cinq minutes de la chanson. Le lendemain matin, de retour chez eux, quand ce s gens diraient à leur amis que ç’avait été un concert formidable, quelque chose serait déjà perdu dans leur récit, et quand ils mettraient leur Cd pour écouter « Yankee Doodle », ils en retrouveraient une bribe, mais seulement une bribe. Puis ils vieilliraient, ils auraient des factures à payer, des gosses à gronder, ils finiraient par retrouver Oween Noone & Marauder tout au bas d’une pile de CD, ils le joueraient et le fil ténu du souvenir les ramènerait presque à leur point de départ. Alors ils souriraient en se rappelant comme c’était rigolo quand ils étaient plus jeunes. »
10:10 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : owen, noone, marauder, rock, livre, douglas, cowie























Commentaires
J'adore la façon dont tu critiques les livres, ça donne vraiment envie de les lire
Ecrit par : alice | 08.01.2008
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