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21.12.2007

Ike Vs Fred

Au rayon des morts célèbre récents, Fred Chichin a éclipsé Ike Turner. Dommage !
Fred Chichin est de son propre aveux un guitariste passable et un arrangeur bidouilleur dont le son marqua les années 80 (qui symbolisent l'avènement de la médiocrité musicale).

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Ike Turner est considéré par beaucoup comme l'inventeur du rock. Rien que ça.
"Son premier enregistrement reconnu est Rocket 88, chanté par le saxophoniste Jackie Brenston en 1951 avec les Kings of Rhythm, enregistré dans les studios Sun Records.
Cet enregistrement est considéré par le Rock and Roll Hall of Fame comme le premier morceau rock & roll de l'histoire de la musique. La chanson est l'un des premiers exemples de distorsion de guitare, ce qui arriva par accident suite au lâchage d'un des amplificateurs
". source: Wikipedia



Les deux hommes connurent la gloire dans l'ombre des hurlements d'une femme. Comme le roi de Chypre Pygmalion, ils aimèrent l'incarnation humaine de leur oeuvre, de leur génie. Mais la comparaison s'arrète là car j'échange toute la discographie des Rita Mitsouko contre un seul titre d'Ike & Tina Turner.
RIP guys.

Commentaires

le seul souvenir que j'ai de Ike Turner est qu'il battait sa femme Tina avant concert ou pendant sa grossesse...oui, sans doute était-il quelqu'un d'exceptionnel !

Ecrit par : chris | 23.12.2007

et elle a été enceinte souvent?
oui bah ça énerve aussi...
MNK

Ecrit par : MNK | 26.12.2007

Chris,
Peut-on être un artiste exceptionnel et un parfait salaud? S'il est entendu qu'Ike battait sa femme, cela entame-t-il son crédit d'artiste?
Que juge-t-on? L'homme ou son oeuvre?
Céline, collaborationiste, antisémite, n'est-il pas, au delà d'un parfait salaud, l'écrivain génial de Voyage au bout de la nuit ? On peut être sans complaisance au sujet de ses idées politiques et reconnaitre le génie de l'auteur.
A l'inverse, Orwell jugeant dans ses carnets, le cerveau dérangé de Dali est incapable de distancier l'art et son oeuvre qui ne sont pour lui que des miroirs de l'âme.
L'histoire finira par un happy end hollywoodien, le mentor tombant dans l'oubli et la diablesse, battue, se relevant dans les années 80, remplissant des stades.
Et le méchant tombe dans l'oubli, faisant chanter à la place de sa belle, des femmes trop maquillées, qui singeront les mimiques de Tina sans son talent, sa voix, son feu.

Ecrit par : castor | 29.12.2007

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