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10.03.2008

Comme un personnage de roman

Bizarre cette sensation...

Dom, ami et fidèle lecteur de ce blog dont les commentaires fleurissent ça et là, s'est lancé dans la folle aventure de l'écriture d'un roman. Un récit dont les personnages ressemblent étrangement à son entourage malgré des prénoms d'emprunt. Agnès, Irène, Alex se croisent, s'entrecroisent, des destins qui se nouent, des sentiments qui s'installent, des passions refoulées, ...

Chaque jour, il noircit des feuilles et les chapitres se multiplient. Il décrit de l'intérieur ses récents tourments et son histoire contée lors de nos rencontres, devient, au fil des jours, matière à roman. L'ambiance est proche de celle des films de Truffaut ou Claude Sautet, peut-être aussi d'Eric Rohmer.

Etant professeur de français et passionné par la chose littéraire, il met à contribution sa connaissance de notre langue et son aisance à la manier pour délivrer un passionnant voyage intérieur où le personnage principal doute, se perd, s'aventure, s'enflamme, se reprend, s'abandonne.

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Au fil des pages, je découvre un personnage secondaire, du type de ceux qui rentrent et qui sortent de l'histoire, par intermittence. Un second rôle sans véritable importance mais qui permet des détours, des parenthèses dans la linéarité du récit. Ce personnage secondaire, c'est moi. Il porte le même prénom et ce blog fait même partie de l'histoire au moment où ...

Non, j'en ai sans doute déjà trop dit et il ne m'appartient pas de citer de passages ici, le livre n'est pas terminé et son histoire s'écrit encore. Cependant, plongé dans cette lecture, se retrouver face à soi-même au coeur d'une page ... bizarre cette sensation ...

Commentaires

Merci pour ce commentaire prudent ; très bien écrit...

Ecrit par : Agnès | 12.03.2008

wai, bizarre cette sensation...

Ecrit par : dom | 13.03.2008

c'est étrange que les personnages se rejoignent sur ton blog ! le sien, le mien n'existent plus, tu peux virer le lien. Peut être l'envie d'exister IRL...

Ecrit par : dom | 16.03.2008

Rien n'est fini ; rien n'a commencé encore d'ailleurs - Tout est à commencer et commence maintenant... Si tu veux bien...

Ecrit par : Agnès | 17.03.2008

J'ai un roman à terminer ! Ensuite, je le veux bien...

Ecrit par : dom | 19.03.2008

Si impossible est l'amour,
Possible est de s'aimer ;
C'est écrit dans nos yeux,
C'est écrit dans nos mains

Ecrit par : Agnès | 19.03.2008

L'eau du vase...

Je veux tout
Je n'aurai rien
Je te veux
Et la vie
À ton bras
À ton cou
À tes lèvres
Et tes rêves
Être les miens
Mais je ne prendrai rien
Et laisserai là
Tout
Tous les objets en partage
Tous les moments d'amour
Les nuits, les jours
Les draps roses
Et le monde
Autour de nous
Le vaste monde
Qui nous entoure
Qui nous enferme
Tant
Qui nous prend
Au piège.
Nous partageons tant
Nous partageons tout
La lumière
Le soleil
Le vent
Et la tempête
Les étoiles
La poussière
Le ciel bleu
L'herbe verte
Qui pousse
Entre les pavés
Pour nous.
Et l'eau coule
Et c'est pour nous
Rattrapés
Par la force
Par la haine
C’est la fin
Des poèmes
Et la vie part
C’en est fini
Ca y est
C'est fini
Le début
Et la fin
C'en est fini
Je ne prendrai rien
Puisque tout
S’offre à moi
Je ne prendrai rien
Et ferai
Le mauvais choix
Sans doute
Entre ses deux chemins
Qui s'ouvrent
Comme une plaie
Béante.
J'ai vidé
Moi même
L’eau du vase
J'ai vidé
Moi même
L’eau de mon vase
Reste à faner
Maintenant
Doucement
Et mourir
Surement
Parce que je t'aime
À en crever.
Je t'aime
Et je meurs.

Je t'aime
Et
J’en
Meurs

Ecrit par : Agnès | 20.03.2008

Et bien voilà, tout est fini... Tout a commencé un beau jour de septembre, Je venais d'être affecté dans un nouvel établissement scolaire. Ayant été, avant cette affectation, chef d'établissement , j'avais connu Jacques en tant que collègue, il avait avec plaisir accepté de me donner un poste dans son école. Ce collège devenait dès lors, « notre collège » selon sa formule. Je venais de faire le pari de tout quitter, je voulais encore une fois dans ma vie me trouver à la croisée des chemins....

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Je renvoyais la première phrase du roman : « Et bien voilà, tout est fini... »
Dans la nuit je reçus : « Tom, c'est pas vrai ! Il y a trois minutes que tu étais là... Je t'ai manqué pour trois minutes.... ! Rien n'est fini, Tom, Rien n'a commencé... TOUT commence MAINTENANT... !!! » . Elle m'adressa un poème intitulé l'Eau du vase, en me demandant que personne d'autre ne lise. Je le lus et le relus toute la nuit et le matin aussi. Je l'aimais. C'était un texte très long avec peu de mots à chaque vers, deux strophes sur la Beauté, l'Ephémère de la vie, les regrets d'une fleur qui se fanait, sur ce que nous avions vécu cette année, sur ce nous vivions... Trop tard !
Dans ma tête, le poème de la passante de Baudelaire trotte désormais par "coeur".

« Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! »
Guidel, Mars 2008

Ecrit par : Tomas | 20.03.2008

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