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        <title>Cafe Castor - cinema</title>
        <description>Un endroit de passage pour échanger le temps d'un café</description>
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                <title>Le rêve de Cassandre – Woody Allen</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (castor)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 12 Nov 2007 19:30:33 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://cafecastor.hautetfort.com/media/01/01/846b8cae0801c49554ef199e96847de1.jpg&quot; id=&quot;media-658981&quot; title=&quot;cassandre, woody, allen&quot; alt=&quot;c6710df5e4efe86b378a713c00717e47.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est marrant les génériques de Woody Allen. Toujours les mêmes, la même police de caractère un peu rétro sur fond noir. Chaque année, une nouvelle livraison du maître et toujours ces mêmes génériques. La musique bien sûr évolue. Après la musique baroque de « Mélinda et Mélinda », l’opéra de « Match Point », ici, c’est le compositeur Philip Glass qui compose une musique que l’on oublie vite, tant elle participe à l’ensemble et se fond dans l’intrigue. &lt;br /&gt;C’est son troisième film anglais et les décors sont soignés. On retrouve les mêmes jardins bien entretenus que dans Scoop (est-ce vraiment les mêmes ?), la fine observation des catégories sociales et le jeu de leurs confrontations permet de mettre en évidence leurs travers. &lt;br /&gt;Ici, dès les premières minutes, les personnages et l’intrigue sont mis en place. Deux frères dont l’un qui a contracté une énorme dette de jeu et l’autre qui doit répondre aux besoins de plus en plus dispendieux d’une actrice ambitieuse dont il s’est entiché, se promettent de rendre service à un oncle fortuné en échange d’une aide financière. Lorsqu’ils apprennent qu’il s’agit de tuer un collaborateur devenu trop bavard, ils hésitent. Une fois de plus, les thèmes de la repentance, de la morale, de l’impunité, de la culpabilité sont abordés. Mais passé le générique, c’est à peine si l’on reconnait les signes distinctifs du cinéma du petit homme à lunettes de plastique noir. Ici, chaque dialogue est posé, réfléchi. Nous sommes loin de la frénésie des conversations désordonnées, pleines de bons mots et de futilités, de bon sens, de citations éclairées. Le ton est noir, dramatique. A l’image du titre, on évolue dans une tragédie grecque. Le cinéaste avoue d’ailleurs s’être inspiré du théâtre antique grecque (que l’on retrouve dans « Maudite aphrodite ») pour élaborer la trame de son scénario. &lt;br /&gt;Les acteurs et actrices sont magnifiques et à l’image des films d’Hitchcock qui représentent une certaine idée de la classe masculine, de façon intemporelle. Je me souviens des porte-cigarettes de Cary Grant ou Rock Hudson, de leurs costumes bien taillés, leurs chemises impeccables. Après toutes ces années, la pellicule a vieilli mais pas leurs costumes. Ici, l’un des frères est garagiste, l’autre donne un coup de main dans le restaurant tenu par son père. Mais il rêve de quitter cet établissement, de faire fortune dans l’immobilier. Le cas de conscience de tuer un homme ne résonne pas de la même façon : alors que le garagiste est totalement paralysé à l’idée de cet acte contre nature, rongé par la culpabilité, le restaurateur s’accommode très bien de ce projet. Les dialogues permettent de philosopher sur ce thème sans se perdre, sans ralentir le feu de l’action. Et l’on se laisse prendre dans la trame du récit : vont-ils le faire ? Comment vont-ils s’y prendre ? &lt;br /&gt;Les conventions explosent, on oublie la morale, le cinéaste joue avec nos nerfs et dynamite les conventions. &lt;br /&gt;Du très grand cinéma par un maître du genre au sommet de son art !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/WMh3xTtn5oo&amp;rel=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/WMh3xTtn5oo&amp;rel=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
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                <title>Inland Empire – David Lynch</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (castor)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 03 Mar 2007 00:10:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/X6CIhk_AMRw&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/X6CIhk_AMRw&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à ce jour, j’avais tenté de donner un sens aux scènes décousues des films de Lynch. Pourtant dans Inland Empire, dès les premières minutes, il faut se résoudre à abandonner toute raison pour se laisser porter par le flot des images, la tension de chaque scène, la liberté donnée à l’imagination de se laisser aller à vagabonder là où l’image d’habitude emprisonne, prive d’interprétation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lynch revisite ses démons, ses obsessions : paranoïa, schizophrénie, inéluctabilité des destins. Est-ce, comme le disent la plupart des critiques, une caricature de son cinéma ? C’est en tout cas pour les néophytes, une occasion de plonger tête la première dans le cerveau et l’œuvre de ce cinéaste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour beaucoup, son précédent film, Mulholland Drive, était l’aboutissement de son cinéma, de ses visions. Il n’en est rien : avec Inland Empire, il va encore plus loin. Tout se bouscule, se télescope dans un fatras d’images dont on perd vite le fil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais aimé la critique du film par un journaliste du quotidien Ouest-France qui avouait être un peu paumé pour décrire ce qu’il avait vu, ne pas savoir que penser. L’œuvre est finalement proche de certaines créations d’art contemporain dont on ne fait que supposer le propos et dont le principal intérêt est le questionnement que suscite leur observation. &lt;br /&gt;Et si finalement on ne retenait que l’étrangeté et les silences du film ?
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