19.04.2008
Courrier des lecteurs

Tout cela pourrait paraître insignifiant. D’ailleurs, ça l’est. Mais, on a son petit ego.
A force de lire dans le courrier des lecteurs du mensuel Rock’n Folk, les bafouillages pour tenter de définir ce que c’est d’ « être rock en … » (ajouter ici l’année en cours), je m’y suis mis à mon tour. Histoire d’apporter ma pierre à l’édifice, de proposer une définition dont les termes pourraient varier chaque jour ? Mais voilà, il fallait fixer sur le papier pour la postérité la définition du rock en … mettons 2008.
Alors, cela a donné cette note précédemment publiée sur ce blog et transmis au courrier des lecteurs.
Et, voilà, ce matin, boîte aux lettres, déballage du magazine de sa couverture plastique, première lecture en mode zapping comme à mon habitude. J’avais oublié cette missive écrite un soir, tard, quelques semaines plus tôt. Et puis, au détour d’une page, elle était là cette belle lettre, encadrée, publiée dans le journal mythique.
Désormais, le terme Café Castor sera définitivement associé à Rock&Folk, pour la postérité. D’ailleurs, désormais, on les confond, non ? Rock& Castor ou Café & Folk ou Castor & Folk. On ne sait plus, tout cela se ressemble.
Pour le maniaco-fétichiste du magasine rock que je suis, je peux me repaître de cette belle lettre insérée sous le fameux logo, me dire que ce courrier a sans doute été lu par la fine fleur des journalistes, Patrick Eudeline, Nicolas Ungemuth, Philippe Manœuvre, Basile Farkas, Olivier Cachin aperçu récemment au festival de BD d’Angoulême, le très grand Jérôme Soligny, HM, Géant vert, …
Voilà, j’ai la tête et les chevilles qui gonflent, est-ce normal ? Une poussée anormale et soudaine de l’ego. De nouvelles perspectives s’ouvrent à moi. Et si, dorénavant, je ne publiais sur ce site que des lettres « courriersdeslecteurisables », que du lourd, du rock, de la formule qui fait mouche avec une pincée d’ironie et de second degré.
A bien y réfléchir, pas certain que ce soit une bonne idée.
Etre rock en 2008, c’est continuer à faire ce qu’on aime, non ?
PS: la belle illustration de cette note, la femme à la grosse poitrine qui terrorise la ville, a été dessinée par Thierry Guitard. scénariste dessinateur. Son univers, inspiré des films séries Z des 60's fait souvent apparaître des monstres difformes, des enfants bizarres, des adultes atrophiés, ... Il dessine pour Libération et ... le courrier des lecteurs de Rock&Folk.
Une galerie de ses oeuvres: ici
09:48 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, folk, rock&folk, courrier, lecteurs, courrier des lecteurs, etre rock
29.03.2008
Citations Woody Allen
extraites de "Dieu, Shakepeare et Moi opus 1"
Idée de nouvelle: une tribu de castors s'empare du Metropolitan Opera et y interprète Wozzeck. (Grand sujet. Comment le développer?)
Pris le café avec Melnick aujourd'hui. Il m'a parlé de son idée d'obliger tous les officiels du gouvernement à se déguiser en poules faisanes. Y ai longuement réfléchi.
Le doute me ronge. Et si tout n'était qu'illusion? Si rien n'existait? Dans ce cas, j'aurais payer ma moquette beaucoup trop cher. Si seulement voulait m'adresser un signe de son existence ... S'il me déposait un bon paquet de fric dans une banque suisse, par exemple !
Nous nous disputés et elle a remis sur le tapis la question des enfants, mais j'ai réussi à la convaincre qu'ils seraient trop jeunes lorsque nous en aurions.
A mesure que l'on avance dans la vie, il est extrémement important de faire des économies, et l'on ne devrait jamais gaspiller son argent en achats inutiles, comme par exemple du jus de carottes ou des chapeaux en or massif.
L'argent n'est pas tout, mais il est préférable à la santé. Essayez donc d'aller dire à votre boucher: "regardez comme j'ai bonne mine, je n'ai jamais été malade de ma vie" et voyez ce qu'il vous donne en échange.
L'argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières.
15:35 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : woodyalle, castor, extraits, citation, dieu, shakespeare et moi
09.02.2008
Tu seras un Homme, mon fils
Juste pour le plaisir de relire ce texte magnifique d'un auteur à l'incontestable talent narratif mais aux idées rances (nationalisme, impérialisme, militarisme, scoutisme):
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
Rudyard KIPLING
01:00 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rudyard, KIPLING, Rudyard KIPLING, homme, fils, tu, seras
17.01.2008
Le paradoxe du barbier
Deux jours que je tourne dans ma tête le paradoxe du barbier de Bertrand Russel:
Sur l'enseigne du barbier du village, on peut lire: " Je rase tous les hommes du village qui ne se rasent pas eux-mêmes, et seulement ceux-là. "
OK, mais qui qui rase le barbier alors ?

S'il se rase lui-même, alors il ne respecte pas l'enseigne au dessus de sa boutique. Il raserait quelqu'un qui se rase lui-même.
S'il ne se rase pas lui-même, alors son enseigne ment. De ce fait, il ne raserait pas tous les hommes du village.
Il y a deux ensembles:
Celui des hommes qui se rasent eux-mêmes.
Celui de ceux qui sont rasés par le barbier.
Et le barbier ne peut pas appartenir à l'un d'entre eux.
Une solution semble être celle qui nie l'existence de ce barbier.
Source : Paradoxe exposé par Bertrand Russel en 1918
09:04 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paradoxe, bertrand russel
10.01.2008
Bonnes résolutions 2008
Ecrire des notes plus courtes.
Enfin, une résolution tenue.
11:32 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : résolutions, 2008, bonnes, bonnes résolutions 2008, an
08.01.2008
Bilan
Et si on profitait de ce début d’année pour établir un bilan de la tenue de ce blog ouvert depuis un peu plus d’un an maintenant ?
Ce café est d’abord est un lieu d’habitués. La lecture des statistiques est formelle : ils représentent 60% des 40 à50 visiteurs quotidiens.

Ils s’installent, souvent seuls, souvent à la même table, dans le fond de la salle. Au lieu de déplier leur journal, ils consultent les dernières notes sur leur écran gris et blanc. Ils ont mis l’adresse du site dans leur favoris et poussent la porte d’un geste assuré, sans se perdre à ricocher sur la grande toile.
Quant aux autres, ils se trompent, hésitent, se cherchent : ils étaient venus chercher une histoire à raconter à leurs enfants sur boucle d’or et les trois ours, rechercher des informations sur le port de Brest, écouter des chansons italiennes, regarder des femmes avec une coupe « Crazy horse » et lire des critiques d’un livre de Guillaume Musso ou Philippe Grimbert. Ils ont tourné quelques pages puis s’en sont allés. Peut-être pour toujours.
Certains préfèrent les expos photos, les discussions polémiques sur la musique, le rock, la pop, la techno.
Sur les murs, également, on peut voir des TOP 5, partout, dans des cadres ou écrits à la craie sur le menu. Des Tops partout, subjectifs, funs, glauques, musicaux, ...
Le patron n’y met pas beaucoup du sien pour assurer plus de popularité à son café. Il pourrait se lancer dans la politique, traiter des sujets polémiques sur Sarkosy, Le Pen, Royal, Besancenot.
Ou être frivole et exposer de beaux corps nus, des photos un peu crapuleuses, du cuissot ferme, du beau fessier.
Ajouter des considérations onanistes sur la vie, la mort, les soldes et mes voisins, des récits intimes avec des photos du petit dernier. Mais non, aucun effort pour alimenter les conversations de comptoir.
Il faut mériter son rond de serviette, sa place dans la rubrique « les habitués » du café !
Il faut se taper des notes de lecture de livres que l’on n’a pas lus, pas même envie de lire parfois. Le tenancier est bavard et ne vous lâche pas : on doit soutenir ses coups de cœur ou de gueule, écouter poliment ses divagations, descriptions de lieux où vous n’avez jamais mis les pieds, des instantanés pour fixer l’instant, pour se convaincre que les mots ont ce pouvoir d’archiver nos vies qui passent toujours trop vite, de plus en plus vite au fur et à mesure que le temps défile.
Que restera-t-il au final de ces conversations de comptoir ? Pas grand-chose vraisemblablement, simplement des instants de lecture et d’écriture et la rencontre des deux.
Ecrire pour soi, sur soi, sans trop se citer, avec cette prétention infinie de vouloir accéder, par cet artifice, à l’universel. Vouloir que l’autre se reconnaisse, peut-être d’avantage que reconnaître l’autre. Et là encore, sous ces faux semblants, en vouloir d’avantage : être reconnu.
Penser que l’heureux hasard filandreux de la toile qui a conduit le lecteur sur cette page lui permette de prendre goût à cette prose et de s’intéresser à ses ouvrages.
Mais les notes, à l’image de celle-ci, sont trop longues et la thématique du blog diffuse. Alors, ici, on accepte tout le monde. Pas de videurs à l’entrée. Non, ce n’est pas un lieu branché. C’est un café, pas un lounge, ni un bar de nuit. On ne s’y montre pas, on savoure l’instant.
Alors quoi ?
Un endroit de passage pour écouter, lire, écrire et faire lire, échanger le temps d'un café.
Alors, merci à tous pour vos commentaires.
L’arôme s’exhale de la tasse blanche. Humez.
Prenez le temps
18:10 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bilan, 2007, blog, statistiques, habitués, sarkosy, le pen
04.01.2008
Le Café Castor, dernier repaire des fumeurs ?
Le Café Castor vous souhaite une excellente année 2008 !

Que 2008 vous apporte du son, des livres, de beaux écrits, de l'insouciance, des riffs d'acier, de la tendresse et du rock'n roll !
Le tenancier informe ses visiteurs que fumer est autorisé dans son établissement.
Une bonne grosse cigarette avec son café fumant, c'est possible (virtuellement, hélas) !
17:38 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : café, fumeur, autorisé, résistance, voeux, 2008, cigarettes
19.07.2007
Nouvelle presentation
17:51 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.06.2007
La citation rock du jour

« A un moment donné, au cours de ces dernières années, j’ai réalisé que mon régime musical était pauvre en glucides et que le riff de rock est un nutriment essentiel (…) quand il vous faut affronter une dure journée sans faiblir ».
« Si jamais, on parvient à entendre Dylan et les Beatles être sans conteste eux-mêmes à leur apogée – mais sans conteste eux-mêmes d’une façon qu’on n’a pas déjà entendu un millier, un million de fois-, alors brusquement on peut saisir le flamboiement, fulgurant mais excitant , de leur esprit, et c’est ce qui nous sera donné de plus proche, à ceux d’entre nous qui sont nés à la mauvaise époque pour comprendre ce que ç’a du être d’entendre à la radio ces grands disques quand on ne s’y attendait pas, qu’on ne s’attendait à rien de tel. »
Nick Hornby – 31 songs
23:16 Publié dans Discussions de comptoir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nick hornby, 31 songs, rock
27.05.2007
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