14.05.2008
Living legends
Fleshtones à Brest, Le Vauban le 13/05/2008 Photo: Cafe Castor
Une fois de plus, les Fleshtones étaient à la hauteur de leur légende: tout simplement le meilleur groupe de scène actuel !
"Rock and roll is a pretty egalitarian affair. On any given night any band can be the best band in the world, if only for ten minutes. The amazing thing about the Fleshtones is that every night for the last thirty years they have consistently been the best live band on earth. Year in, year out – high, low and in between – the Fleshtones have embodied the very essence of rock and roll. . Now it’s up to you to check out the Fleshtones when they hit your town." – Peter Buck, R.E.M.
22:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fleshtones, live, brest, vauban, mai, 2008, 13
27.04.2008
Elliot Murphy live
Quelques notes sur le concert d'hier soir.
Sur la place du château, le soleil se couche et les tourelles se dessinent en ombres chinoises. Les lumières colorées de la scène peuvent éblouir à leur arrivée sur scène les membres du Normandy All Stars. Olivier Durand, ex compagnon d’arme de Little Bob Story est le premier à égrener des notes avec sa guitare électro-acoustique. Puis Alan Fatras l’accompagne derrière ses futs. Il a joué avec Moon Martin, Marc Minelli et accompagne Crumble Lane. Enfin, Laurent Pardo fait vrombir sa basse (il a accompagné Kid Pharaon). Le backing band est en place, ne manque plus que la star du show.

Elliot Murphy investit à son tout l’espace. La dégaine est rock. Il porte un chapeau de cow-boy sous un foulard redneck qui laisse dépasser de longs cheveux blonds. Une chemise aux motifs colorés dépasse d’un petit gilet noir étriqué. Le son est difficile, la configuration de la place renvoie un écho désagréable, la voix est trop mise en avant. Très vite, pourtant le concert se rode et on oublie ces désagréments.
Le répertoire oscille entre ballades folk et rock bavard. De longues introductions permettent d’entendre les guitares cristallines d’Elliot Murphy et Olivier Durand jouer en duo.
Mais, c’est la voix qui impressionne le plus, grave et profonde. Une voix d’outlaw, de baladins de la cause folk. Elliot Murphy est américain. Il est né à Garden City, près de New-York en 1949.
Selon Wikipedia : « Encouragé par sa mère Josephine, Elliott Murphy apprend la guitare à l’âge de douze ans. Avec son époux Elliott Senior, elle lui transmet sa passion de la musique et du spectacle. Elliott Murphy a seize ans lorsque son père décède. Fils aimant, il leur dédiera deux chansons : "On Elvis Presley Birthday " et "Time Flies". Adolescent, il joue dans de petits groupes amateurs de rhythm'n'blues. Il part ensuite pour l'Europe et y fortifie sa formation de musicien en jouant dans les rues de nombreuses villes.
Elliott Murphy enregistre en 1973 chez Polydor un premier album prometteur "Aquashow" pour lequel il est accompagné par un groupe de folk-rock dont son frère Matthew Murphy à la basse. »
A cette époque, il a chatouillé le succès. Ce premier disque, impeccable est encensé unanimement par la critique. Des articles lui sont consacrés dans les journaux Rolling Stone, Newsweek, The New Yorker. Les radios, télévisions le qualifient de « nouveau Dylan » et d’ « héritier naturel de Lou Reed ». Ils louent son écriture, ses textes proches de l’univers de Scott Fitzgerald. Chacun lui promettait un bel avenir fait de disques dorés, de hits, de popularité, de stades emplis d’une foule extatique. Pourtant, il en fut autrement.
Le succès ne vint pas. Le grand public passe à côté de cet artiste. Alors, il décide de rejoindre la France et s’expatrie à Paris en 1989. Il y restera jusqu’à ce jour.
Ici et ailleurs, sur les routes d’Europe, à arpenter des kilomètres et jouer chaque soir. « Désormais, si vous voulez savoir où me trouver, sachez que je serai probablement sur la route. »
« Depuis de nombreuses années maintenant, je suis un musicien américain expatrié vivant entre Paris et la route, à vrai dire, je ne sais plus du tout où est mon « chez moi » ».
Parmi les admirateurs d’Elliot Murphy, on peut citer Peter Buck (REM), The Violent Femmes, Paul Rothchild (le producteur des Doors), Lou Reed, Tom Petty, Elvis Costello et Bruce Springsteen qui fait appel à lui pour l’accompagner à la guitare lors de ses passages à Paris comme ce fut le cas dernièrement, le 10 mai 2006, au stade de France.
Il publie également « café notes » en 2002, un recueil de textes écrits dans des cafés lors de ses tournées européennes. Puis Poetic Justice en 2005 (un roman reprenant l’univers du western).
Sur scène, il compare son parcours de rocker américain échoué à Paris à celui de Jim Morrison dont il reprend le LA Woman (des Doors) ce soir. Mais si Morisson succomba après en 1971 après quelques mois passés dans la capitale française, Elliot Murphy, lui, « is still alive ».
Et bien, vivant. Il profite du rappel pour enlever sa chemise et exhiber de beaux pectoraux. S’ensuit un medley de reprise blues, « baby please don’t go ». Un final magnifique, à l'image d'un concert plein d'émotions. Merci Monsieur Murphy !
On pourrait dire qu'il a tout vu, tout vécu, tout connu du métier de rock star. Et, peut-être ne serait-on pas si loin que cela de la vérité .... Elliott brille d'une lueur toute particulière, au firmament du rock'n'roll, dont il a fait reluire les initiales comme peu d'autres avant lui ... Dans un genre de plus en plus squatté par de jeunes auteurs rapidement à sec ou vite prétentieux, il poursuit le sans-faute en solitaire.' (ROCK'N'FOLK)
14:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elliot murphy, last of the rock star, elliot, murphy, rock, folk, dylan
17.04.2008
Rock & pop : et après ? 1. Le film

C’est cette semaine que sortent en même temps un film sur les Stones (Shine a light, la rencontre de Martin Scorcese et des Rolling Stones) et un ex-Beatles (les USA contre John Lennon, la description de l’engagement antimilitariste du chevelu lunetté au moment de la guerre du Vietnam).
Pour les budgets serrés où ceux dont le temps est compté, il faudra faire un choix, se reposer une fois encore la sempiternelle question Stones ou Beatles ?
A croire que la postérité n’arrivera pas à départager ces deux groupes
Jamais
On peut aussi voir dans cette double sortie une nouvelle illustration de la diversification de l’industrie musicale. Le disque ne se vend plus ? Inventons d’autres médias pour recycler l’énorme potentiel commercial des icones et mythes créés depuis 50 ans.
Le cinéma permet d’assister dans des conditions aseptisées des concerts mais aussi de réécrire sur pellicule et pour la postérité une belle histoire morale, version Disney, dont on a gommé les taches trop visibles.
Les biopics (contraction de biography et de pictures) se multiplient dans le domaine du rock. Après Ray (Ray Charles), Walk the line (Johnny Cash), 8 mile (Eminem), Dreamgirls (Dianna Ross), on annonce les biopics d’Abba, d’Iggy Pop et the Stooges, James Brown, Blondie, … Ces productions seront filmées sur le même base scénaristique (l’ascension, la chute, la rédemption vers une gloire éternelle, la postérité). Ils permettront aux grands studios américains de drainer dans les salles noires des spectateurs par ailleurs grands consommateurs culturels (les mêmes qui achètent de disques, DVD, livres, MP3, …). La cible est identifiée, il reste à refourguer les fonds de catalogue ultra amortis, les compilations, BO de films, … En gros, toujours et encore les mêmes morceaux sous packaging différent. Faire vivre le mythe et générer du cash.
D’autant que ces grands studios américains et mondiaux ont également des parts dans les maisons de disques et d’édition. Le livre est également concerné par cette diversification tout azimut.
01:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shine a light, rolling stones, rock, musique, crise, cd, mp3
06.04.2008
rock is back

Cela a commencé par ce mail reçu d'un pote (amateur du groupe Queen - voir note précédente): " Juste pour le fun, nos petits amis de Naast, petit protégés de l'ami Manoeuvre de la soi disant nouvelle scène Française ... pathétique..et consternant !!!. Finalement tiens, je préfère encore la vieille scène ..."
Il fallait une réponse. Je sautais sur mon clavier, énervé par ce flot d'inépsies et voilà:
Mais, malgré leur jeune âge, ils représentent la vieille scène, Monsieur.
Des années que les jeunes avaient délaissé les guitares/batterie... On sortait de 15 années électro, hip hop, R&B et puis des branleurs ont repris des guitares pour rejouer à l'ancienne des morceaux rock. Ils ont envahi les scènes de l'hexagone, des caves au Gibus. Partout, les jeunes reprenaient le chemin des concerts et le mimétisme a fait que les jeunes rejouaient sur des guitares! Provisoirement au placard, les platines DJ.
Au final, comme dans tout mouvement, il faut virer la majorité des groupes et ne garder que les meilleurs. Ce qui bouge malgré tout, c'est l'existence d'une scène française avec des groupes décompléxés qui chantent en français ou en anglais, indifférement. De mémoire de vieux rocker, je ne me souviens pas d'une telle ébullition de nouveaux groupes français prometteurs: Pravda, Fancy, Brats, Prostitute, Second Sex, Shades, Plasticines, BB Brunes, Hellboy, Parisians, Moonflowers, the Dadds, Gomm, Hushpuppies, ...
Depuis combien de temps, on n'avait pas eu autant de nouveaux groupes ....? Alors même s'il n'ont pas encore mué, ne sont pas trés doués pour la promo et les interviews, s'ils sont maladroits sur scène, j'échange tout Britney Spear contre un simple des Naast.
Non, Monsieur, le rock en France, ce n'est pas Kyo et Luke. Selon M.Merle, producteur d'une compilation de cette nouvelles scène, ces groupes, c'est "de la variété à guitare et pas du rock'n roll, insupportables toutes ces hordes de chanteurs qui sous couvert de faire passer de l'émotion chantent tous les yeux fermés en geignant et se prennent pour des poètes maudits".
Revenons à des choses simples, directes et efficaces. N'ayons pas ce complexe français de supériorité qui a fait que la majorité des groupes français de ces 20 dernières années étaient particulièrement chiants avec leurs textes au 3ème degré, vachement compliqué et torturé. Prenez Noir Désir, par exemple ...
Et pour démontrer la chose, voici les paroles traduites d'une petite chanson que vous reconnaitrez aisément:
Quand je voyage autour du monde
Et que je fais ceci et que je signe cela
Et que j'essaie de me faire une fille
Qui me dit bébé tu ferais mieux de revenir la semaine prochaine
Car tu vois je suis dans ma période de déveine
Je ne peux en trouver aucune, oh non non non
Hey hey hey, c'est ce que j'ai à dire
Je ne peux en trouver aucune, je ne peux en trouver aucune
Je ne peux trouver aucune satisfaction
Aucune satisfaction, aucune satisfaction, aucune satisfaction
Alors combien de temps, cela va-t-il durer?
Selon Rock'n Folk, "cliché en vogue par les temps viciés qui courent, le retour du rock'n roll entamé début 2000 sous la triple égide des Strokes, White Stripes et Libertines, c'est fini, kaput, affaire classée. Désormais la suspiscion est de mise dès que se pointe n'importe quel jeune voyou habillé cuir et jeans déchiré sortant d'un rêve de Hedi Slimane. Nous sommes en 2008. Nous pensons qu'il fait certainement meilleur être Hilary Clinton engagée dans une primaire sans pitié contre Barack Obama que d'être un gamin qui pense qu'il y a encore quelque chose de nouveau à dire sur le front du grage rock revival dans un monde musical en pleine crise d'inspiration".
Selon l'Express: "Certains critiques, mauvais coucheurs, prédisent qu'il ne s'agit là que d'un feu de paille. Et dénoncent ce qu'ils voient comme une tendance de plus, bourgeoise et parisienne. «Et alors?, s'insurge Manœuvre. David Gilmour était fils de chirurgien, Joe Strummer, fils de diplomate, Mick Jagger, fils de bourge. Il faut arrêter avec cette mythologie prolo du rock.» Un coup d'œil sur les affiches - Amiens, Montpellier, Rouen ou La Rochelle… - montre que la province n'échappe pas à la vague. Faisant taire les médisants, tous les groupes sont d'ailleurs en passe de signer avec des maisons de disques, si ce n'est déjà fait".
Et pour la première fois peut être, les anglais commencent à regarder ce qui se passe en France et non le contraire. Jamais les critiques pour un mouvement auront été aussi vives, les forums brassés autant d'insultes, de perfidie, de montages trafiqués sous Youtube .. C'est bon signe, cela veut dire que le rock revient ...
Un membre des Buzzcocks interrogé sur le sujet :" A Manchester, il n'y avait aucun groupe quand on a démarré. C'et à ce moment là qu'on a créé notre scène. On a dit "allez tous vous faire foutre". On va monter notre propre groupe. Donc, je comprends trés bien ce que vous faites".
07:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pravda, fancy, brats, prostitute, second sex, shades, plasticines
02.04.2008
Note de fainéant
Manoeuvre, ce n'est pas seulement le jury de la Nouvelle Star, c'est aussi ça:
03:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : philippe manoeuvre, mai 68, rolling stones, bob dylan
13.03.2008
Mirabassi sous la pluie

Deuxième concert de la semaine avec, cette fois, une ambiance nettement plus feutrée que l'hystérie juvénile des BB brunes. Les places sont assises, de confortables fauteuils de velours rouge, des éclairages de la même couleur pour distiller les notes bleues du jazz de Giovanni Mirabassi dans une formule trio (avec Leon Parker à la batterie et Gianlucas Renzi à la contre-basse). L'acoustique est excellente et arrivé en légère avance, j'ai l'opportunité de pouvoir me placer en face de la scène, au premier rang, à deux mètres à peine des musiciens. Du coup, ce concert devient passionnant. Je peux observer chacun de leurs regards de connivence, entendre leurs souffles courts lorsqu'il executent des solos et le martélement du pied du pianiste.
Giovanni Mirabassi est italien comme son nom l'indique. Il commence à jouer du piano dès l'âge de 3 ans et à 17 ans, sans jamais avoir appris à jouer, il accompagne au pied levé Chet Baker, de passage à Pérouse pour un concert. Deux ans plus tard, il participe à une tournée du saxophoniste Steve Grossman.
Ce soir est le dernier concert d'un festival qui chaque année, la première semaine de mars, se tient à Vitré, aux portes de la Bretagne. Initialement les concerts se tenaient dans les cafés puis la ville a voulu institutionnaliser l'évènement. L'affiche en est plus belle, les conditions d'écoute optimums mais l'esprit jazz s'en est quelque peu allé.
Mirabassi, parti à 3h00 du matin de Pologne, improvise une session en trio. A l'origine, un trompettiste devait les rejoindre ce soir sur scène et s'est désisté peu avant le début de la représentation ne laissant pas assez de temps aux organisateurs pour le remplacer.
Le public est âgé, discret, bien habillé, sérieux, concentré. Le jazz, musique de vieux?
A 37 ans, le leader de ce trio a déjà reçu le Django d'or du meilleur jeune talent, une victoire du jazz et est considéré comme "un artiste majeur de sa génération" selon les Inrocks. Comparé à Brad Mehldau ou Bill Evans par Nicolas Ungemuth dans le Figaro Mag, il livre une prestation parfaite. Peut-être trop parfaite. Sa virtuosité est froide et les solos s'enchaînent sans flamme. Une musique à écouter les yeux fermés les jours de pluie.
02:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mirabasi, trio, giovanni, concert
09.03.2008
Initials BB
La salle de la cité est bondée ce soir. Un panneau apposé à l'entrée du porche indique que le lieu affiche complet. Arrivé à l'heure, il est pourtant surprenant de constater qu'il n'y a pas de file d'attente. La fouille est inexistante. On entre ici sans autre formalité que la détention d'un billet. Il est vrai que le public est innofensif, essentiellement composé d'adolescents dont on entend la présence par une vague clameur qui s'échappe de la salle ouverte, une fois franchi le porche. Les néons bleus indiquent "salle de la cité" d'une écriture ronde. Ce soir, l'enseigne brille faiblement et grésille parfois.

Un lieu mythique, s'il en est, comparable à feu le CBGB de New-York ou Marquee de Londres, au Gibus de Paris. Une salle ouverte en 1925, née du mouvement ouvrier du XIXème siècle et accessoirement maison du peuple. C'est ici qu'on lieu les grandes réunions syndicales de l'Ouest de la France et les affiches des centrales sont affichées sur les murs sous le porche, en entrant dans la cour. La première édition des Transmusicales se tint en ces lieux, il y 30 ans déjà. Ce jour là, les spectateurs payèrent en sortant et le montant était laissé à leur appréciation. Combien de groupes mythiques ont joué dans cette salle depuis 1977 où elle commença à accueillir des concerts ?

D'une capacité totale de 1 015 spectateurs, on peut soit transpirer dans la fosse, soit rester sagement à l'étage. Mais quel que soit sa place, on ressent la salle, on éprouve, on ressent le groupe. C'est exactement la bonne capacité pour une salle. Nous sommes loin de la froideur impersonnelle des Zenith provinciaux, du gigantisme des stades, de monstrueuses scènes des grands festivals où l'on suit les concerts par écrans géants interposés, loin aussi de la salle de l'Ubu, trop petite à mon goût. Il n'en coûte que 56 euros pour louer cette salle (sans entrée payante) si l'on est une entreprise ou une association et 284 euros pour y organiser un concert avec entrées payantes. De quoi donner des idées.
La première partie est un groupe local, Scums, qui s'inscrit bien dans l'esprit de ce que l'on appelle désormais la nouvelle scène du rock français. Des paroles en français, du rock décomplexé des influences anglo-saxonnes, une reprise de Mme Sarkozy (copieusement huée à la simple évocation de son nom) - quelqu'un m'a dit - pour le fun, une bonne énergie sans le detroy circus, la pause héroïque des groupes 80's. Ci-joint une petite vidéo de présentation du groupe et de son appartement:
Les filles hurlent d'un cri strident qui parvient, lorsqu'elle s'unissent, à couvrir la sono. Le groupe s'amuse, en joue, sans se prendre la tête et en faisant monter l'ambiance avant le groupe tant attendu, les BB Brunes. Ils savent que tout ce public ne leur est pas dédié. Entre les deux groupes, personne ne sort. Les jeunes générations ne fument pas et ne boivent pas non plus. Du moins, il faut le croire puisque dehors, la buvette ne propose que du soda. Les premières notes du seven nation army des White Stripes sont entonnées par certains et reprisent par tous.
Puis, la lumière s'éteint et l'on entend les premières notes d'Initial BB de Gainsbourg. Les BB Brunes montent sur scène. Hier à Caen, demain à Poitiers, le groupe est rodé. On sent une certaine décontraction peu habituelle pour les groupes de cet âge. Il est vrai que l'engouement de tous ces lycéens les encouragent. La version des morceaux est trés proche de celle du disque et il y a peu de place pour l'improvisation. Pas assez , peut être. Mais, la prestation est trés honorable, à défaut d'être mémorable. A l'arrière les parents semblent attendre la fin du concert avec calme et résignation. Chaque annonce d'un nouveau morceau provoque l'hystérie collective. On se presse, se bouscule et il fait trés chaud. Le service d'ordre joue les baby sitters ce soir et asperge copieusement les premiers rangs d'eau, quelques jeunes filles passent les barrières de sécurité à l'horizontale. De quoi assurer pour les années futures, l'avenir des concerts de rock. Il est trés rassurant de voir tous ces jeunes se bouger sur des gros riffs de guitare. On avait dit le rock mort, dépassé, le hip-hop avait tout balayé, la techno tout supplanté. Les jeunes? Ils vont en teuf, les pieds dans la boue, la tête dans l'ampli. Ils ne pensent qu'à la tecktonic® (une marque déposée et une belle invention marketing ). Et bien, il faut croire que non. A Paris, depuis 2005, les Rock'n roll friday du Gibus, organisé par Philippe Manoeuvre, rédacteur en chef du célibrissime magasine Rock'n Folk, attirent tout ce que la capitale compte de rock'n roll kids pour un prix modique (5 euros). Le nouveau jury de la Nouvelle Star compare ce mouvement à celui qui fit émerger le mouvement punk en Angleterre en 1977. Et s'il se prend pour Johnny Rotten, l'ex chanteur des Pistols après tout, lui aussi se commet dans des émissions de ce type (la version anglaise d'American Idol). Tous ces nouveaux groupes se nourrisent musicalement d'une époque qu'ils n'ont pas connu (les années 60 et 70), ont assimilé les principales influences du rock et jouent, chacun dans leur style, sur une base classique 2 guitares, basse, batterie sans superflu (pas de cuivres, de DJ ou de synthé). Elevés aux White Stripes, Strokes ou Libertines, certains n'hésitent pas à remonter plus loin et découvrent à leur tour les groupes fondateurs (the Stooges et le MC5, inspirateurs du mouvement punk et de tous groupes garage depuis 30 ans).
De quoi garder la foi en la musique du diable qui sans cesse attire de nouvelles victimes.
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00:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bb brunes, la cite, rennes, cite, concert, rock, mnoeuvre
10.02.2008
Enfin, une vraie définition du rock !
Voilà enfin une vraie définition du rock:
15:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rock, definition
02.02.2008
Take a good look - the Fleshtones
Après un tribute album enregistré par des groupes italiens, français, australiens, écossais, suédois (...), voilà enfin un vrai nouvel album des Fleshtones !
A écouter de toute urgence
Nés au CBGB aux côtés de Television, Blondie, les Ramones ou Talking Heads, ils restent fièrement accrochés, terriblement vivants et encore actuels. Ils ont partagé la scène avec Police ou James Brown, invités une pléiade de nouveaux groupes depuis plusieurs générations à assurer leur première partie et continués à parcourir le monde, arpenter les scènes de la planète, sans cesse, depuis plus de trente ans.
Alors, si parfois un achat peut être un acte militant, acheter ce dernier disque, c'est financer une entreprise qui fait encore croire que le rock est encore un truc vivant, pur et authentique. Surtout que ce 21 ème album est pure merveille, un résumé de leur savoir faire, pas une faute de goût, que du bon, de l'essentiel qui donne envie de brailler en levant les bras à un de leur concert. Pour l'instant, ils tournent aux Etats-Unis jusqu'à fin mars 08, après, je croise les doigts pour avoir une chance de les voir une fois encore dans nos contrées.
Ci-joint lien vers une présentation du plus grand groupe garage encore en activité.
The amazing thing about the Fleshtones is that every night for the last thirty years they have consistently been the best live band on earth. Year in, year out -- high, low and in between -- the Fleshtones have embodied the very essence of rock and roll. And in my own defense, that fire that Keith and I started in France was really a very small fire. Not worth mentioning at all. Please."
- Peter Buck, R.E.M.
Lien vers le site officiel du groupe
19:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fleshtones, take a good look, last album, yep record, tribute album
31.12.2007
playlist speciale jusqu'au bout de la nuit
15:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




















